20/11/2018 11:42
Les opposants et le gouvernement yéménites se sont déclarés favorables lundi 19 novembre aux nouveaux efforts de paix de l'ONU, renforçant la possibilité d'une tenue prochaine de négociations en vue d'un règlement politique au conflit qui ravage le Yémen depuis plus de trois ans.

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Martin Griffiths, l'envoyé spécial des Nations Unies sur le Yémen, à Sanaa, le 16 septembre. Photo: AFP/VNA/CVN

La ville de Hodeida, qui illustre à elle seule la complexité de ce conflit, a fait l'objet lundi 19 novembre d'un projet de résolution introduit par la Grande-Bretagne au Conseil de sécurité de l'ONU demandant une trêve et le passage, sans obstacles, de l'aide humanitaire.

Le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenu par l'Arabie saoudite et les 
Émirats arabes unis, a même déclaré qu'il enverrait une délégation aux consultations proposées à Stockholm par l'émissaire de l'ONU Martin Griffiths, avant même que celui-ci ne fixe la date et les modalités de ces négociations.

Cette annonce fait suite à l'appel du chef opposant Mohammed Ali al-Houthi, qui dirige le Conseil suprême révolutionnaire, à donner une chance aux efforts de paix. Il a exhorté ses partisans à mettre fin "aux tirs de missiles et de drones contre les pays agresseurs", comme le demande, selon lui, M. Griffiths.

Il propose aussi "de geler et de cesser toutes les opérations militaires sur tous les fronts afin de parvenir à la paix", indiquant que son appel vise à prouver les "bonnes intentions" des rebelles après un contact avec M. Griffiths, attendu cette semaine dans la capitale yéménite Sanaa, que contrôlent les Houthis.

Dans un tweet, M. Griffiths a salué l'annonce des rebelles et dit espérer que toutes les parties poursuivent leurs efforts de retenue "pour créer un environnement propice à la tenue" de consultations de paix.

 

Un membre des forces progouvernementales est posté devant un hôpital dans la périphérie est de Hodeida, dans l'Ouest du Yémen, le 15 novembre.
Photo: AFP/VNA/CVN

"Garanties solides"

Après avoir tenté sans succès en septembre d'organiser des négociations à Genève, l'émissaire onusien avait dit vendredi devant le Conseil de sécurité son "intention de réunir à nouveau les parties rapidement en Suède".

Il a aussi affirmé que le gouvernement yéménite soutenu par les Saoudiens, tout comme les rebelles Houthis, appuyés par l'Iran, avaient montré un "engagement renouvelé" à travailler à une solution politique et présenté des "garanties solides" selon lesquelles ils participeraient aux pourparlers.

Selon lui, la coalition militaire anti-rebelles menée par Ryad a accepté des "arrangements logistiques" afin d'ouvrir la voie à des discussions, y compris sur des évacuations médicales de Sanaa.

M. Griffiths avait également annoncé qu'un accord sur un échange de prisonniers était près d'être conclu, un nouveau signe que des mesures renforçant la confiance mutuelle étaient prises en amont des discussions à venir.

Il a par ailleurs proposé de voyager avec la délégation rebelle en Suède "si cela (était) nécessaire".

Les efforts de M. Griffiths avaient échoué en septembre à Genève: après avoir posé des conditions à leur présence, les Houthis n'avaient finalement pas fait le déplacement, de peur notamment qu'on ne les laisse plus rentrer dans le pays.

AFP/VNA/CVN

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