13/12/2018 20:12
Un round de négociations de paix sur le Yémen s'achève jeudi 13 décembre en Suède en présence du patron de l'ONU, venu en renfort tenter d'arracher aux belligérants une trêve cruciale pour l'aide humanitaire dans un pays au bord de la famine.

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La ministre suédoise des Affaires étrangères Margot Wallström accueille le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, à l'aéroport international de Stockholm Arlanda, le 12 décembre.
Photo: AFP/VNA/CVN


Jeudi matin 13 décembre, à quelques heures de la clôture officielle de ces consultations, les premières depuis 2016, tenues depuis une semaine près de Stockholm, les deux délégations rivales n'étaient pas encore parvenues à lever tous leurs différends.

Les médiateurs de l'ONU restent "positifs", a toutefois précisé une source proche des discussions.

Antonio Guterres doit rencontrer les négociateurs du gouvernement yéménite, soutenu par l'Arabie saoudite sunnite, et ceux des opposants Houthis, appuyés par l'Iran chiite.

Le secrétaire général et son envoyé spécial Martin Griffiths cherchent un accord sur une désescalade militaire, après quatre ans de guerre qui ont fait environ 10.000 morts et menacent jusqu'à 20 millions de personnes de famine, selon l'ONU.

Le résultat de ces pourparlers pourrait être présenté au Conseil de sécurité des Nations unies dès vendredi 14 décembre, selon le chef de la diplomatie suédoise, Margot Wallström.

"La communauté internationale continuera à faire du Yémen une priorité", a-t-elle déclaré jeudi à Rimbo.

Toutes les tentatives pour mettre fin à la guerre ont jusqu'ici échoué, et la situation humanitaire ne cesse de se dégrader au Yémen, pays déjà le plus pauvre de la péninsule arabique dont l'économie est en lambeaux.

Afin d'encourager la reprise du dialogue inter-yéménite rompu depuis plus de deux ans, Antonio Guterres a momentanément quitté la COP24 sur le climat qui se tient actuellement en Pologne pour rencontrer les délégations.

Différée de deux heures par rapport à l'horaire initialement annoncé, une cérémonie de clôture était prévue à 12h00 GMT, suivie par une conférence de presse à 12h45 GMT au cours de laquelle les responsables onusiens espéraient pouvoir annoncer un certain nombre d'avancées.

Martin Griffiths a remis aux belligérants une batterie de propositions sur plusieurs dossiers clés.

Ces propositions portent sur un "cadre politique" en vue d'un règlement du conflit, la réouverture de l'aéroport de la capitale Sanaa, aux mains des rebelles mais fermé depuis trois ans, le redressement de l'économie et la situation du port de Hodeida (Ouest), où la coalition progouvernementale mène une offensive pour déloger les insurgés.

 

Les négociateurs rebelle houthi Abdelkader Mourtada (gauche) et gouvernemental pour l'échange de prisonniers Askar Zaeel, le 11 décembre à Stockholm.
Photo: AFP/VNA/CVN


Mais jeudi matin 13 décembre les belligérants n'avaient encore trouvé d'accord ni sur Hodeida, ni sur Sanaa, ont indiqué des sources des deux délégations.

Contraintes de temps 

L'ONU espérait un compromis à propos de l'aéroport de Sanaa, fermé depuis environ trois ans. Les Houthis tiennent l'aéroport mais la coalition progouvernementale garde la maîtrise du trafic aérien.

Avant de repartir vers Sanaa, les avions en provenance de l'étranger seraient fouillés à Aden ou Sayoun, deux villes sous contrôle gouvernemental, pour empêcher notamment l'entrée illégale d'armes.

Les belligérants s'accusent mutuellement de bloquer toute négociation en vue d'une trêve, en particulier à Hodeida, principale voie d'entrée au Yémen des importations et de l'aide humanitaire.

Le gouvernement continue d'invoquer la résolution 2216 du Conseil de sécurité appelant les Houthis à se retirer des zones conquises en 2014, dont Hodeida.

Le Premier ministre yéménite Maïn Saïd a déclaré mercredi soir à l'AFP qu'un accord sur Hodeida était peu probable, "étant donné les contraintes de temps".

 

AFP/VNA/CVN


 

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