30/05/2020 16:51
Washington a rompu avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) accusée par Donald Trump de complaisance envers Pékin, pendant que le Brésil s'enfonce dans la crise sanitaire devenant la cinquième nation ayant enregistré le plus de décès du nouveau coronavirus.
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Le président américain Donald Trump lors d'une table ronde avec des dirigeants d'entreprises à la Maison blanche, le 29 mai à Washington.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le déconfinement se poursuit dans le même temps samedi 30 mai surtout en Europe, avec entre autres l'Italie qui va rouvrir au public la célébrissime Tour de Pise, et la capitale ukrainienne Kiev qui fait redémarrer ses centres commerciaux et hôtels.

En France, le grand magasin parisien des Galeries Lafayette rouvre aussi samedi 30 mai, avec masques et distances de sécurité de rigueur. Musées, parcs, cafés et restaurants français rouvriront mardi 2 juin - seulement en terrasse à Paris. Ce sera aussi la fin de l'interdiction d'aller à plus de 100 km de chez soi.

En Grande-Bretagne, les cabinets dentaires vont rouvrir le 8 juin, et en attendant, un patient, Dominic Price de Salisbury (Sud), s'est vu recommander par un stomatologue de remplacer lui-même son plombage.

"On est en là", raconte-t-il, encore étonné, et contraint comme bien d'autres à jouer aux dentistes pendant le confinement. Pour remédier à son problème, il s'est vu recommander d'"aller sur Google" et d'acheter un kit pour se soigner à la maison. C'est ce qu'il a fini faire avec l'aide de son épouse.

Grâce au recul de la pandémie, à Varsovie, les masques faciaux ne sont désormais plus obligatoires en public.

La situation, en revanche, s'aggrave au Brésil qui, avec 27.878 décès, est devenu le cinquième pays le plus endeuillé au monde, derrière les États-Unis (102.201), la Grande-Bretagne (38.161), l'Italie (33.229), la France (28.714), et devant l'Espagne. Qui plus est, des scientifiques soulignent que les chiffres réels au Brésil sont vraisemblablement bien pires.

Dans le monde, la pandémie a fait au moins 362.028 morts depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles vendredi 29 mai à 19h00 GMT. Plus de 5,8 millions de cas ont été diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

Trump divorce de l'OMS 

Sans surprise, Donald Trump, qui avait déjà coupé la contribution financière accordée par son pays à l'OMS, a mis en exécution sa menace de couper les ponts avec l'agence onusienne.

Il a annoncé "mettre fin à la relation" entre son pays et l'OMS, qu'il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Premiers bailleurs de fonds de l'OMS, les États-Unis vont "rediriger ces fonds vers d'autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent", a-t-il déclaré à la presse.

La pandémie continue de faire des ravages aux États-Unis, en Amérique latine et en Russie, et de plonger l'économie mondiale dans une crise inédite. Et des pays qui ont employé la manière forte avec des résultats convaincants, comme la République de Corée, restent en alerte.

En Europe, le sauvetage à 9 milliards d'euros du géant du transport aérien Lufthansa a passé vendredi une nouvelle étape cruciale avec un accord entre le gouvernement allemand et la Commission européenne sur les principales conditions de cette opération, pour éviter la faillite du groupe. Mais quand le trafic retrouvera-t-il des niveaux qui permettent aux compagnies d'être rentables ? Nul le sait.

Aux États-Unis, préoccupée par l'aggravation de la situation économique, le gouverneur de l'État de New York, Andrew Cuomo, a annoncé vendredi 29 mai qu'il prévoyait une levée partielle du confinement pour la ville de New York la semaine du 8 juin, à condition que les indicateurs de santé publique soient satisfaisants.

Cet assouplissement ne concernerait dans un premier temps qu'une partie de l'économie, principalement le bâtiment et l'activité manufacturière. New York est, de très loin, la ville la plus touchée au monde par le coronavirus, qui y a tué plus de 21.000 personnes.

Les restaurants et salons de coiffure de Los Angeles, principal foyer de COVID-19 en Californie, ont été autorisés vendredi à rouvrir à condition de mettre en œuvre les précautions d'usage.

Dans un centre de test au COVID-19, le 27 mai à Séoul, en République de Corée.
Photo : AFP/VNA/CVN

Tous les employés de ces établissements devront porter un masque et les clients également, dès lors qu'ils ne seront pas en train de manger.

En Californie, cinquième économie mondiale devant la Grande-Bretagne et la France, le chômage, quasi inexistant avant la pandémie, frappe 24% des 40 millions d'habitants.

Anakinra 

Le produit intérieur brut (PIB) de l'Italie a chuté de 5,3% au premier trimestre par rapport au précédent, de même que celui de la France, qui entre en récession. Celui de l'Autriche a diminué de 2,9%.

L'économie canadienne s'est contractée de 8,2% en rythme annuel au premier trimestre, la chute la plus brutale depuis début 2009.

En Inde, l'économie a connu au 1er trimestre sa croissance la plus faible depuis 20 ans, tandis que celle du Brésil s'est contractée de 1,5% par rapport au trimestre précédent.

En Espagne, la crise a aggravé la pauvreté et fait exploser la demande d'aide alimentaire, poussant le gouvernement à approuver vendredi 29 mai la création d'un revenu minimum vital.

Ce revenu a été fixé à 462 euros par mois pour un adulte vivant seul. Quelque 850.000 foyers, soit 2,3 millions de personnes, toucheront 139 euros mensuels pour chaque personne supplémentaire, adulte ou enfant, avec un plafond fixé à 1.015 euros par foyer.

Sur le front médical, un médicament, l'anakinra, initialement destiné à des maladies rhumatismales, donne des résultats "encourageants" pour les formes graves du COVID-19 en réduisant le risque de décès et le besoin d'être mis sous respirateur en réanimation, selon une étude française qui offre une lueur d'espoir.
 
AFP/VNA/CVN
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