30/12/2017 15:12
Les États-Unis, qui ont fait de Téhéran l'une de leurs principales bêtes noires sur le plan diplomatique, ont "fermement" condamné vendredi 29 décembre la vague d'arrestations en Iran lors de manifestations dans la deuxième ville de cet État.
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Le président iranien Hassan Rohani, le 21 novembre 2017.
Photo : AFP/VNA/CVN

Cinquante-deux personnes ont été arrêtées jeudi 28 décembre lors de protestations à Machhad contre le chômage et l'inflation.

"Le gouvernement iranien devrait respecter leurs droits, notamment leur droit de s'exprimer. Le monde regarde", a asséné vendredi soir 29 décembre la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders.

La porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert, avait auparavant "fermement condamné l'arrestation de manifestants...".

Le 14 juin dernier, rappelle le communiqué du ministère américain des Affaires étrangères, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson avait affirmé devant le Congrès que Washington soutenait "les éléments en Iran qui mèneraient vers une transition pacifique de gouvernement". Et "ces éléments sont là", avait-il insisté.

Les États-Unis ont encore une fois insisté sur les ambitions présumées de la puissante chiite au-delà de ses frontières.

La porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert, lors d'un point presse à Washington le 30 novembre 2017.
Photo : AFP/VNA/CVN

De son côté, le premier vice-président iranien Eshaq Jahangiri, cité par la télévision d'État Irib, a estimé que "certains incidents survenus dans le pays (ont eu lieu) sous le prétexte de problèmes économiques mais il semble qu'il y ait autre chose derrière eux".

Le vice-gouverneur de la province de Téhéran, Mohsen Hamedani, a, lui, affirmé que les personnes qui ont été arrêtées se trouvaient "sous l'influence de la propagande" et "ignoraient que la majorité de ces appels à manifester proviennent de l'étranger".

La promesse de relancer l'économie, atone en raison des sanctions internationales et d'une mauvaise gestion, a été au cœur des campagnes présidentielles de Hassan Rohani, réélu pour un second mandat en mai.

Hamid Garmabi, représentant de la ville de Neychabour, près de Machhad, a pour sa part évoqué une "crise majeure à Machhad causée par les institutions illégales de prêt", en référence au développement d'organisations illégales de prêt sous la présidence Ahmadinejad (2005-2013).

La mauvaise régulation du secteur bancaire combinée à un boum de la construction ont gravement affecté les établissements de crédit, qui croulent sous les dettes et sont incapables de rembourser les investisseurs.

Le gouvernement Rohani a cherché à faire le ménage dans le secteur de la finance, fermant trois des plus grands établissements de crédit, Mizan, Fereshtegan et Samen al-Hojaj.
 
AFP/VNA/CVN
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