14/08/2018 16:16
La Bourse de New York a terminé dans le rouge lundi 13 août, rattrapée en cours de séance par les inquiétudes liées à l'effondrement de la livre turque et à un éventuel effet de contagion sur d'autres économies.
>>Wall Street, au terme d'une séance calme, termine en ordre dispersé
>>Wall Street, lestée par le pétrole et le commerce, finit en ordre dispersé

La Bourse de New York a terminé dans le rouge lundi 13 août.
Photo: AFP/VNA/CVN

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,50% à 25.187,70 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a cédé 0,25% à 7.819,71 points. L'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,40% à 2.821,93 points. Les trois indices avaient débuté la journée dans le vert avant d'hésiter sur la direction à suivre.

"Le marché a été sans aucun doute guidé par la situation en Turquie et toutes les craintes sur les conséquences qu'elle pourrait déclencher, même si au final la réaction est plutôt contenue", a remarqué Karl Haeling de LBBW en mettant en avant les faibles volumes d'échanges.

Sur fond de tensions diplomatiques entre Ankara et Washington, la livre turque a de nouveau chuté lundi 13 août à son plus bas niveau historique. Dans l'espoir de rassurer les marchés, la Banque centrale de Turquie a bien assuré qu'elle prendrait les "mesures nécessaires" pour assurer la stabilité financière mais cela n'a pas suffi à enrayer l'effondrement de la devise, jetant un froid sur les marchés mondiaux.

Un panneau d'affichage des taux de change à Istanbul, le 13 août.
Photo: AFP/VNA/CVN

Certains observateurs craignent en particulier l'exposition de quelques grandes banques européennes à ces risques.

À Wall Street les valeurs financières ont été particulièrement affectées, à l'instar de JPMorgan Chase (-1,59%), Citigroup (-1,57%) ou Bank of America (-2,28%).

Le repli de la place new-yorkaise dans ce contexte "correspond peut-être juste à un nouvel accès de nervosité du marché, qui va se stabiliser et rapidement remonter à des niveaux record. Mais on ne peut pas non plus écarter tout risque et les comparaisons avec la crise asiatique de 1997, déclenchée par la chute de la monnaie thaïlandaise, ne doivent pas être complètement négligées", a relevé M. Haeling.

"De nombreux pays ont emprunté beaucoup d'argent en dollar, qui grimpe fortement, ce qui va rendre les remboursements plus chers", a-t-il souligné. Dans le même temps, "la liste des pays confrontés à des problèmes économiques ne s'amoindrit pas, qu'il s'agisse de la Chine, de la Russie, de l'Argentine, de la Turquie ou de l'Italie", a-t-il ajouté.

Le marché obligataire se tendait un peu: le rendement sur la dette américaine à dix ans montait vers 20h15 GMT à 2,875% contre 2,873% à la clôture vendredi 10 août, et celui à 30 ans à 3,044% contre 3,030% en fin de semaine dernière.

Trump s'en prend à Harley

Tesla a pris 0,26% alors que son Pdg Elon Musk a indiqué être en discussion avec le fonds souverain saoudien (PIF) et d'autres investisseurs dont il ne dévoile pas l'identité pour financer le possible retrait de la Bourse du constructeur de véhicules électriques haut de gamme.

Harley-Davidson a lâché 4,32% alors que le président américain s'en est de nouveau pris dimanche 12 août au groupe, qu'il a conseillé de boycotter si le constructeur de motos déplaçait une partie de sa production en Europe comme il l'a annoncé.

Nielsen, le groupe spécialisé dans la mesure d'audience, a bondi de 12,06% alors que la société d'investissement Elliott Management a pris une participation de 8% et souhaite, selon le Wall Street Journal, pousser la société à se vendre.

Netflix a reculé de 1,32% après l'annonce du départ de son directeur financier, à ce poste depuis huit ans.

Le géant des semi-conducteurs Qualcomm, qui a accepté vendredi 10 août de payer à Taïwan une amende largement revue à la baisse pour abus de position dominante, s'est apprécié de 0,03%.

La société VF Corp, propriétaire des marques de jeans emblématiques Wrangler et Lee, a perdu 3,60% après avoir confirmé qu'elle avait l'intention de scinder ses activités en deux sociétés indépendantes, avec d'un côté les vêtements et chaussures et de l'autre les jeans et les magasins d'usines.

AFP/VNA/CVN
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Indications géographiques: les aides de la France pour le Vietnam

Le Le tourisme humanitaire, aussi appelé "volontourisme", est une forme de voyage qui concilie mission humanitaire et tourisme. Il se développe au Vietnam, notamment dans les localités montagneuses du Nord.