14/04/2020 08:26
La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé lundi 13 avril, reprenant son souffle avant l'entrée dans le vif d'une saison des résultats trimestriels d'entreprises qui devrait être fortement marquée par les conséquences de la pandémie sur l'activité économique. 
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Le New York Stock Exchange (NYSE), le 19 mars.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'indice vedette de la Bourse de New York , le Dow Jones Industrial Average, a perdu 1,39% à 23.390,77 points. Il a été en partie lesté par la chute de 8,7% de l'entreprise Caterpillar, affecté par les commentaires pessimistes des analystes de Bank of America. Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, a perdu 1,01%, à 2.761,63 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'est redressé en fin de journée pour finir en hausse de 0,48% à 8.192,42 points. Parmi les valeurs en forme figurait le site de vidéos en ligne Netflix (+7%), particulièrement prisé des internautes confinés.

Wall Street, soutenue par les mesures de soutien de la Banque centrale américaine, l'impression d'une certaine stabilisation de la pandémie de COVID-19 et la multiplication des discussions sur la sortie du confinement, avait beaucoup grimpé la semaine dernière avant un long week-end de Pâques : le Dow Jones s'était apprécié de 12,6%, le Nasdaq de 10,6% et le S&P 500 de 12,1%, ce dernier connaissant sa plus forte progression hebdomadaire depuis 1974. Depuis le plancher atteint le 23 mars, le S&P 500 avait au total bondi de 25%.

"On est probablement allé un peu trop vite dans le rebond, et souvent pour des raisons plus techniques que fondamentales", estime Maris Ogg, gestionnaire de portefeuilles pour Tower Bridge Advisors. "Il y a un vif débat sur le fait de savoir si on va retomber en dessous (du niveau du 23 mars) ou si on a déjà touché le fond", remarque de son côté Art Hogan de National Holdings.

"Les marchés chutent habituellement quand un problème est identifié, remontent quand la situation se stabilise et replongent quand les dégâts économiques se concrétisent", explique-t-il. "C'est ce qui s'est passé en 2008 : le marché a d'abord plongé quand la banque Lehman a fait faillite, est remonté quand le programme TARP et les autres mesures de soutien à l'économie ont permis de stabiliser le système financier, et est ensuite retombé quand les dommages sur l'économie et sur les résultats d'entreprises, sont devenus évidents".

Amazon recrute

Les acteurs du marché attendent désormais la diffusion des chiffres du premier trimestre des entreprises du S&P 500, avec les banques JPMorgan Chase et Wells Fargo ainsi que le groupe pharmaceutique Johnson & Johnson dès mardi 14 avril. Selon le cabinet FactSet, les analystes s'attendent en moyenne à un recul de 10% des bénéfices des entreprises du S&P 500 au premier trimestre, qui avait plutôt bien commencé avant que le coronavirus ne paralyse l'activité économique en mars.

Pour Maris Ogg toutefois, "ce ne sont pas vraiment les chiffres qui vont importer cette fois-ci, mais de savoir comment les entreprises vont s'en tirer quand la situation reviendra à la normale, quelles sont les entreprises qui seront trop endommagées".  À l'inverse, "certaines tendances vont être accentuées, comme le besoin de capacités de stockage informatique ou du réseau 5G", remarque la spécialiste.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette des États-Unis montait à 0,77% contre 0,72 à la clôture jeudi 9 avril, avant que les marchés ne ferment pour les fêtes de Pâques vendredi 10 avril. La plupart des Bourses européennes étaient encore fermées lundi 13 avril. L'annonce dimanche 12 avril d'un vaste accord de l'OPEP et de ses partenaires sur une baisse historique de la production, destiné à enrayer la chute des cours du brut, n'a pas permis au cours de se redresser franchement. À New York, le baril de WTI a reculé de 1,5%.

Le sous-indice représentant le secteur de l'énergie à Wall Street au sein du S&P 500 a fini en baisse de 0,41%. Amazon, qui a cessé d'accepter les nouveaux clients pour les commandes d'alimentation en raison d'un pic de demande et a fait part de son intention de recruter 75.000 personnes en plus des 100.000 personnes déjà embauchées au cours des quatre dernières semaines, est monté de 6,17%.

AFP/VNA/CVN

 

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