09/05/2019 17:17
Wall Street a terminé en ordre dispersé mercredi 8 mai après une journée en dents de scie, les investisseurs hésitant à s'engager face aux soubresauts dans les négociations entre Washington et Pékin.
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Un trader à la Bourse de New York.
Photo: AFP/VNA/CVN

L'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones Industrial Average, a grappillé 0,01% à 25.967,33 points tandis que l'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, s'est déprécié de 0,26%, à 7.943,32 points, et l'indice élargi S&P 500 de 0,16%, à 2.879,42 points.

Les investisseurs ont reçu mercredi 8 mai "de nombreux signes contradictoires" sur l'avancée dans les pourparlers sino-américains, a observé Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services. "Le marché n'est pas effrayé, il est convaincu que le problème finira par être résolu, mais sans doute pas vendredi 10 mai", a-t-il ajouté.

Donald Trump notamment souffle le chaud et le froid.

Il avait pris les marchés par surprise en annonçant dimanche 5 mai sur Twitter une hausse de droits de douane additionnels de 10 à 25% sur 200 milliards d'importations chinoises dès ce vendredi. Son administration avait confirmé le lendemain cette nouvelle mesure, en la justifiant par le fait que la Chine était revenue sur de récents engagements.

Mercredi 8 mai, tout en réitérant sa menace de nouveaux tarifs douaniers, le président américain a affirmé que les négociateurs chinois venaient à Washington cette semaine pour "nouer un accord" commercial.

Des tractations doivent se tenir jeudi 9 et vendredi 10 mai à Washington en présence du vice-Premier ministre chinois Liu He, considéré comme très proche du président Xi Jinping.

Pékin a toutefois rétorqué que "si les droits de douanes supplémentaires étaient imposés, la Chine n'aura guère d'autre choix que de prendre les contre-mesures nécessaires", faisant redouter une nouvelle escalade dans la guerre commerciale entre les deux premières puissances du monde.

"Le marché ne se positionne pas pour un échec des négociations mais c'est comme si on était à égalité avant la fin du temps réglementaire et qu'on se préparait à des prolongations. On aura les résultats vendredi 10 mai", a avancé Gregori Volokhine.

Les investisseurs portent d'autant plus d'attention aux négociations que des données chinoises ont confirmé mercredi l'impact de la guerre commerciale sur la deuxième puissance économique mondiale: après avoir bien résisté fin 2018, le commerce extérieur de Pékin accuse désormais le coup des sanctions avec des exportations en baisse de 2,7% sur un an en avril. À destination des seuls États-Unis, les exportations chinoises ont reculé de 13,2% par rapport à un an plus tôt.

Sur le marché obligataire, le taux sur la dette à 10 ans des États-Unis montait à 2,481% contre 2,457% mardi soir 7 mai.

En attendant Uber

La montée des tensions géopolitiques entre les États-Unis et l'Iran n'a pas beaucoup affecté le marché mercredi 8 mai, selon M. Volokhine. Les investisseurs restent en revanche très attentifs à toutes les informations sur la plus grosse introduction en Bourse de l'année, celle d'Uber.

Echaudé par la déconvenue de son rival Lyft, qui a beaucoup baissé depuis son introduction en Bourse fin mars et a encore chuté de 10,84% mercredi après des résultats décevants, Uber envisage de faire ses débuts à Wall Street vendredi 10 mai à un prix beaucoup moins ambitieux qu'espéré.

Le leader de la réservation de voitures avec chauffeur entend faire son baptême boursier dans le milieu de la fourchette de prix de 44 à 50 dollars par action annoncée fin avril, a indiqué une source proche du dossier.

Le titre de l'éditeur de jeux vidéo Electronic Arts s'est apprécié de 1,24% après avoir annoncé une prévision de résultats en forte croissance pour son exercice 2020.

Le géant du négoce des céréales et matières premières agricoles Bunge, qui a annoncé mercredi être repassé dans le vert au premier trimestre malgré un chiffre d'affaires en repli et avoir engagé une vaste restructuration à sa tête, a gagné 6,92%.

Le spécialiste des rencontres en ligne Match Group a bondi de 12,44% après des résultats trimestriels dopés par le nombre croissant d'utilisateurs de son application Tinder.
 
AFP/VNA/CVN
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