09/04/2020 16:35
Wall Street a terminé en nette hausse mercredi 8 avril, les investisseurs faisant preuve d'un enthousiasme prudent face à un possible ralentissement de la pandémie de coronavirus aux États-Unis et dans le monde.
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La Bourse de New York (NYSE) le 19 mars, à Wall Street à New York City.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones Industrial Average, a grimpé de 3,44%, à 23.433,57 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a gagné 2,58%, à 8.090,90 points, et le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, s'est apprécié de 3,41%, à 2.749,98 points

"Le virus a peut-être atteint un pic ou, du moins, s'en rapproche, ce qui donne espoir aux investisseurs que, d'ici à fin mai, l'activité économique pourra véritablement reprendre", souligne Karl Haeling de LBBW.

Le coronavirus a déjà fait près de 14.000 morts aux États-Unis et plus de 86.000 dans le monde. Si l'État de New York, épicentre de la pandémie aux États-Unis, a enregistré un nouveau record de décès en 24 heures, la progression du virus se stabilise, a indiqué mercredi 8 avril le gouverneur Andrew Cuomo.

Il reste toutefois "un très grand nombre d'incertitudes", susceptibles de faire chavirer la Bourse à tout moment, prévient M. Haeling. "Le marché en dents de scie est la nouvelle norme et ça va le rester tant que la volatilité ne chute pas beaucoup plus bas", prédit l'expert. L'indice VIX, qui mesure la volatilité à Wall Street, a baissé de plus de 7% mercredi 8 avril.

Par ailleurs, la Réserve fédérale a publié mercredi 8 avril les minutes de sa réunion surprise du 15 mars, où elle avait décidé d'une baisse de taux, les ramenant dans une fourchette de 0 à 0,25%. Les membres du comité monétaire de la Fed avaient alors jugé que l'incertitude liée à la pandémie faisait peser un "grave danger sur les perspectives économiques".

Ils avaient toutefois noté que "la situation actuelle n'est pas directement comparable à la crise financière de la décennie précédente", estimant que les effets négatifs seraient peut-être moins durables.

Sanders jette l'éponge

Autre facteur ayant permis aux indices new-yorkais de consolider leurs gains mercredi 8 avril : l'annonce par le sénateur du Vermont Bernie Sanders qu'il mettait un terme à sa campagne pour la nomination démocrate à la présidentielle américaine. Cette décision donne de facto la victoire à son rival Joe Biden, qui affrontera Donald Trump en novembre.

M. Sanders s'était érigé en pourfendeur de Wall Street, promettant une réforme en profondeur du système financier qui effrayait certains barons de la Bourse new-yorkaise.

Son abandon "a aidé le marché aujourd'hui, mais ça ne change pas fondamentalement les perspectives", estime M. Haeling. "La principale question sera de voir à quel point Bernie Sanders va désormais soutenir Joe Biden", ajoute-t-il.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine progressait, s'établissant vers 20h35 GMT à 0,7691% contre 0,7122% à la précédente clôture. Au rang des valeurs, Twitter a bondi de 8,8%. Son patron-fondateur Jack Dorsey a annoncé mardi 7 avril qu'il allait donner 1 milliard d'USD pour participer à la lutte contre le coronavirus.

Amazon a pris 1,6%. Selon plusieurs médias américains, le géant du commerce en ligne va suspendre à partir de juin son service de livraison Amazon Shipping, concurrent direct de FedEx et de UPS.

 
AFP/VNA/CVN
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