11/01/2020 15:19
Comme dans un rêve : les volleyeurs français ont surclassé l'Allemagne vendredi soir 10 janvier à Berlin, validant la qualification pour les JO-2020 de Tokyo (24 juillet-9 août), la deuxième participation olympique pour la plus belle génération du volley français après Rio-2016.
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Le groupe France, joueurs, staff et officiels, savoure la qualification pour les JO-2020 après avoir obtenu son "Ticket to Tokyo", le 10 janvier à Berlin.
Photo : AFP/VNA/CVN

Malgré les renoncements pour "raisons personnelles" (Stephen Boyer), malgré les absences sur blessures (Thibault Rossard, Trevor Clevenot), malgré les bobos (Julien Lyneel, Kévin Le Roux) qui ont limité la rotation, les hommes de Laurent Tillie ont surmonté tous les obstacles sur leur chemin vers le Japon.

"Il y avait des absents, ça nous a soudés encore plus", a lâché Jean Patry, passé en moins d'une semaine du statut de remplaçant à celui de pointu star de la sélection : "Il y a quelque chose qui s'est créé là sur le terrain, un âme qui s'est créée et ça nous a permis de marcher sur l'eau et d'aller arracher cette qualification. Ce qu'on a fait pendant ces cinq jours c'est quand même incroyable, c'est un truc de fou".

Après la victoire héroïque en demi-finale contre la Slovénie, en cinq sets après avoir été atomisés pendant les deux premiers, c'est en patrons que les hommes de Tillie ont corrigé l'Allemagne, dans sa salle. Ils ont bouclé l'affaire en trois sets (25-20, 25-20, 25-23), 80 minutes pour se diriger vers la porte d'embarquement pour Tokyo, notamment portés par l'excellente performance de Patry, de nouveau meilleur marqueur français avec 14 points.

"Comme des guerriers"

Leur force collective, les Français l'ont puisée en grande partie dans leur demi-finale épique : "Avec cette grosse victoire contre les Slovènes, on a abordé la finale comme des guerriers, en se disant qu'on ne pouvait pas gâcher ce qu'on avait fait hier", a raconté Nicolas Le Goff. "Maintenant nous avons six mois pour préparer les Jeux, et digérer la qualification, ce qu'on n'avait peut-être pas fait en 2016 du fait de la qualification tardive".

Car à Tokyo cet été, la bande à Ngapeth voudra faire oublier la désillusion carioca, une élimination dès la phase de groupe alors qu'ils étaient arrivés au Brésil avec un titre de champion d'Europe en 2015 et une Ligue mondiale 2015. Un échec brésilien qu'ils ont gardé en mémoire pendant toute l'olympiade.

Le coach Laurent Tillie, en larmes de longues secondes sur son banc après la cérémonie protocolaire, avait fait des choix forts pour cette finale, laissant le capitaine Benjamin Toniutti, passeur titulaire depuis près de huit ans chez les Bleus, sur le banc, lui préférant Antoine Brizard, époustouflant.
 
AFP/VNA/CVN
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