24/09/2018 23:53
Malgré une dernière victoire sur l'Argentine (3-1), les volleyeurs français ont quitté le Mondial dimanche 23 septembre à Varna, un crève-cœur car les Bleus ont montré, mais trop tard, qu'ils pouvaient aller bien plus loin.
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L'équipe de France, à l'issue d'un match perdu à l'Euro de volley contre la République tchèque à Katowice, le 30 août 2017.
Photo: AFP/VNA/CVN

Dans cette dernière journée, il fallait aussi que la Serbie batte la Pologne pour que les Français passent par un trou de souris. Mais comme les Serbes, déjà qualifiés, n'avaient plus rien à gagner ni à perdre, il n'y a eu qu'une parodie de match: 3 à 0 (25-17, 25-16, 25-14) pour les champions du monde en titre en moins d'une heure et demie.

L'espoir était revenu vendredi soir 21 septembre avec la défaite inattendue des Polonais face à l'Argentine, qui redonnait une chance mathématique aux Bleus. Enfin libérés, les joueurs de Laurent Tillie avaient fait une démonstration le lendemain contre la Pologne (3-1). Elle aura été totalement inutile.

Bien sûr, les Français ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes et non aux Serbes, qui n'avaient aucune raison de gaspiller leur énergie pour rien à la veille du Final Six.

Les Bleus ont perdu trois matchs en cinq sets qu'ils auraient pu (dû?) gagner contre le Brésil, champion olympique, face auquel ils ont mené 10 à 7 dans le "tie-break", contre les Pays-Bas qu'ils dominaient 2 sets à 0 et contre les Serbes qui ont dû sauver trois balles de match. En évitant seulement un de ces trois échecs, en particulier celui contre les Pays-Bas qui ne font pas partie des nations majeures, ils se qualifiaient pour Turin. Mais ils n'ont pas trouvé les ressources mentales pour s'en sortir.

Un troisième échec d'affilée

"On s'en veut tous beaucoup, parce que nous avons perdu trois matchs que nous avions en mains, mais dans lesquels nous n’avons pas mis le petit truc en plus pour les gagner. Ça ne pardonne pas dans ces compétitions", a résumé Earvin Ngapeth, cité par la FFVB.

Quel dommage, car les Bleus montaient en puissance, à l'image d'Ngapeth, encore intenable contre les Argentins après avoir été exceptionnel contre les Polonais. Leur combativité retrouvée en défense, ils pouvaient de nouveau rêver du podium, leur objectif avoué. "Si on ne passe pas, ce sera très dur," avait prévenu le passeur Benjamin Toniutti après le succès sur l'Argentine (25-16, 25-20, 26-28, 25-19), au micro de la chaîne L’Équipe.

Pour la troisième année consécutive, l'équipe de France cale sur la dernière compétition de l'été, les Jeux olympiques en 2016, l'Euro en 2017 et maintenant le Mondial, après avoir brillé en début de campagne. Les Bleus ont toujours fini sur le podium de la Ligue mondiale (désormais Ligue des nations) début juillet: or en 2015 et 2017, argent en 2018 et bronze en 2016.

Le sélectionneur Laurent Tillie a jusqu'à présent toujours refusé de sacrifier l'une ou l'autre des compétitions. L'an prochain, au mois de septembre, ses hommes devront relever un défi crucial pour le volley français: briller à l'Euro qui sera organisé dans l'Hexagone.

AFP/VNA/CVN
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