03/02/2017 17:37
Les questions énergétiques ont été au centre des discussions entre le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre hongrois Viktor Orban jeudi 2 février à Budapest.
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Viktor Orban (droite) et Vladimir Poutine, le 2 février à Budapest.
Photo : Xinhua/VNA/CVN

Au cours d'une conférence de presse conjointe, M. Poutine a souligné que 75% du gaz et 65% du pétrole hongrois provenaient de Russie, et que la Hongrie était en outre un pays clé pour le transit des énergies.

M. Orban a rappelé qu'un accord passé entre les deux pays avait d'ores et déjà posé des règles pour l'approvisionnement de la Hongrie en gaz et en pétrole jusqu'en 2021, et que de nouvelles négociations étaient en passe de débuter pour la période post-2021.

Il a déclaré que l'approvisionnement en provenance d'Ukraine était incertain, mais que la Hongrie était néanmoins connectée à l'oléoduc North Stream, et pouvait si nécessaire être approvisionnée par ce biais. Il a regretté l'échec du projet de construction de l'oléoduc South Stream, et s'est déclaré intéressé par la construction d'un éventuel oléoduc à travers la Turquie.

M. Poutine a souligné que la Russie garantirait l'approvisionnement en énergie de la Hongrie quelles que soient les circonstances.

Bien que la Hongrie soit intéressée par une diversification de ses sources d'approvisionnement, l'échec de la Croatie et de la Roumanie à transformer leurs oléoducs en oléoducs bidirectionnels a rendu cette option impossible, a déclaré M. Orban. "Si nos partenaires de l'UE ne font pas leur travail, nous devons chercher ailleurs", a-t-il ajouté.

Les deux dirigeants ont également discuté en détail de la seule centrale nucléaire de Hongrie, qui a été à l'origine construite au moyen de technologies russes à Paks, sur le Danube, à une centaine de kilomètres au sud de Budapest. Lorsque les deux nouveaux réacteurs dont la construction a été confiée à la Russie seront achevés, ils permettront de doubler la capacité de la centrale, a souligné M. Poutine.

Le président russe a ajouté que le projet de Paks coûterait quelque 12 milliards d'euros (environ 12,9 milliards de dollars américains) et que la Russie était prête à financer 80% de cette somme. Il a également souligné que le projet permettrait de créer 10.000 emplois.

M. Orban a déclaré qu'il pensait que le projet pourrait être lancé dès 2017, seule la décision de l'Union européenne étant encore en attente. Il a estimé que les travaux de construction commenceraient quant à eux en 2018.
 
Xinhua/VNA/CVN
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