16/10/2020 09:11
Nouveau tour de vis en Europe : les réunions privées à l'intérieur sont désormais interdites à Londres et dans plusieurs autres zones d'Angleterre, et les fêtes privées se tenant dans des lieux publics le seront en France en raison de l'évolution de la pandémie de COVID-19 en Europe, jugée "très préoccupante" par l'Organisation mondiale de la santé.

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Le membre d'une équipe médicale fait un prélèvement pour un test COVID-19 dans la gare de Cologne (Allemagne), le 15 octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN


Alors que le COVID-19 continue à toucher des responsables politiques à travers le monde, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a quitté jeudi 15 octobre le Sommet des dirigeants à Bruxelles pour se mettre en quarantaine, après un cas de COVID-19 dans son équipe.

La candidate démocrate à la vice-présidence des 
États-Unis, Kamala Harris, a quant à elle suspendu ses déplacements jusqu'à dimanche 15 octobre en raison de cas de COVID-19 dans son entourage.

En Europe, "le nombre de cas par jour augmente, les admissions à l'hôpital aussi. Le COVID est désormais la cinquième cause de décès et la barre des mille décès par jour a été atteinte", bien que la situation ne soit pas similaire à celle de mars-avril, a déclaré le directeur de la branche Europe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Hans Kluge.

L'OMS avertit que des niveaux de mortalité "quatre à cinq fois supérieurs à ceux d'avril" pourraient survenir "d'ici janvier", si des "stratégies prolongées d'assouplissement" des restrictions étaient menées.

"C'est loin d'être terminé", a affirmé de son côté à l'AFP, Maria Van Kerkhove, responsable de la gestion de la pandémie à l'OMS. "Cela peut faire peur, mais je pense que les gens doivent être mentalement prêts et patients".

Sur la nouvelle carte européenne sur les restrictions de voyage publiée jeudi 15 octobre par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), plus de la moitié des pays de l'Union européenne, ainsi que le Royaume-Uni, sont classés en rouge.

Dans cette carte destinée à harmoniser les recommandations, seuls trois pays de l'UE ou de l'Espace économique européen (Norvège, Finlande et Grèce) sont majoritairement en vert, tandis que cinq pays (Italie, Chypre, Estonie, Lituanie et Lettonie) sont principalement en orange.

Cinq pays (Allemagne, Autriche, Suède, Danemark et Islande) ne font toutefois pas l'objet de code couleur du fait d'un "manque de données sur les tests", pour une raison non précisée.

La pandémie du nouveau coronavirus (COVID-19) a fait au moins 1,09 million de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi jeudi 15 octobre par l'AFP à partir de sources officielles. En Europe, où elle a fait 245.948 décès, elle connaît un fort rebond, conduisant les 
États à durcir leurs mesures sanitaires.

Nouvelles restrictions, le gouvernement britannique a relevé jeudi 15 octobre le niveau d'alerte pour Londres et sept autres zones en Angleterre, interdisant à quelque 11 millions d'habitants supplémentaires de rencontrer amis et famille à l'intérieur dès samedi 17 octobre.

 

Nouveaux cas de COVID-19 dans les pays européens sur les sept derniers jours pour 100.000 habitants.
Photo : AFP/VNA/CVN


"Le coronavirus est mortel et il se propage maintenant de manière exponentielle au Royaume-Uni", a déclaré le ministre de la Santé, Matt Hancock, en annonçant que Londres et les autres zones grimpaient d'un cran au niveau "élevé".

Par ailleurs, les voyageurs arrivant au Royaume-Uni depuis l'Italie devront désormais subir une quarantaine de 14 jours. Cette mesure s'appliquera à partir de 03h00 GMT dimanche et concernera l'ensemble du Royaume-Uni et pas seulement la seule province d'Angleterre.

"Chacun chez soi" en France 

Près de 20.000 nouveaux cas ont été enregistrés mercredi 14 octobre au Royaume-Uni ainsi que 137 morts, les décès atteignant ces derniers jours leur plus haut niveau depuis juin.

En France, le nombre de nouveaux cas de contamination en 24 heures a dépassé la barre des 30.000, pour la première fois depuis le lancement des tests à grande échelle. Le taux de positivité des tests (la proportion des personnes positives sur l'ensemble des personnes testées) connaît une hausse continue, à 12.6% (12.2% mercredi 14 octobre).

Face à cette aggravation, le président Emmanuel Macron a annoncé mercredi  14 octobre que les habitants de Paris et de sa région, ainsi que de huit autres grandes métropoles, soit 20 millions de Français, seront soumis à partir de samedi 17 octobre à un couvre-feu nocturne entre 21h00 (19h00 GMT) et 06h00 (04h00 GMT).

"
À 21h00, chacun devra être chez soi", a détaillé jeudi 15 octobre Premier ministre Jean Castex. "Tous les lieux, commerces ou services recevant du public seront fermés".

Le Premier ministre a annoncé aussi que "toutes les fêtes privées" se tenant "dans des salles polyvalentes ou tout autre établissement recevant du public seront interdites" sur l'ensemble du territoire, et que tous les restaurants de France devront appliquer un protocole sanitaire renforcé.

"Éviter un confinement" en Europe 

La Pologne a également décrété de nouvelles restrictions : les restaurants devront fermer à 21h00 (19h00 GMT), les cérémonies de mariage seront interdites et le nombre de personnes admises dans les magasins, les transports publics et les offices religieux sera limité.

La commissaire européenne à la santé, Stella Kyriakides, a de son côté appelé les 
États membres à "faire le nécessaire" pour "éviter un confinement généralisé".

Elle a exprimé "une grande inquiétude" face à "une augmentation de plus en plus rapide des taux d'infection à travers toute l'UE", notamment une hausse du nombre d'hospitalisations, des cas les plus sévères et des décès.

En Allemagne aussi, la situation inquiète : un nombre record de cas quotidiens (6.638, contre un précédent maximum de 6.294 cas le 28 mars) a été annoncé jeudi 15 octobre, et la chancelière Angela Merkel a présenté de nouvelles restrictions.

Le nombre de participants à des événements privés sera par exemple limité dans les régions enregistrant plus de 35 nouvelles contaminations pour 100.000 habitants sur sept jours.


AFP/VNA/CVN

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