27/12/2015 22:41
À partir du 1er janvier 2016, le Vietnam appliquera sa politique de réduction multidimensionnelle de la pauvreté, une nouvelle politique qui devrait assurer à la population une vie meilleure sur plusieurs plans, non seulement au niveau des revenus, mais également à celui de l’accès aux services sociaux fondamentaux. À l’approche du jour J, les préparatifs s’accélèrent, aussi bien dans les ministères que dans les localités.
>>Réviser les politiques de réduction de la pauvreté chez les minorités ethniques

Il ne faudrait pas moins de 15.000 milliards de dôngs du budget d’État pour mettre en place la politique de réduction multidimensionnelle de la pauvreté en 2016. Photo : Duong Ngoc/VNA/CVN

La date du 15 septembre 2015 a marqué un tournant dans la lutte contre la pauvreté au Vietnam. Ce jour-là, le Premier ministre a approuvé un plan de transition, prévu pour la période 2016-2020, permettant de passer d’une approche unidimensionnelle à une approche multidimensionnelle de la pauvreté. Si auparavant, le seul critère était un revenu faible, désormais, il faut tenir compte également du manque d’accès aux services sociaux fondamentaux.

Une application synchrone au niveau central

Il était prévu que durant ce dernier trimestre 2015, les services compétents présenteront au Premier ministre un rapport exhaustif sur les différentes catégories de pauvreté de tout le pays et de chaque localité en prenant en compte cette nouvelle approche multidimensionnelle. Un logiciel destiné à la gestion de toutes les personnes démunies sera élaboré et transféré à chaque localité. Le Premier ministre Nguyên Tân Dung : «Le gouvernement a demandé aux ministères et aux localités d’identifier et de déterminer le nombre de foyers pauvres ou proches du seuil de la pauvreté suivant les nouvelles normes et de préparer les conditions nécessaires à la mise en œuvre de la nouvelle politique de réduction multidimensionnelle de la pauvreté, laquelle ira de pair avec le programme national ciblé sur la réduction durable de la pauvreté 2016-2020, récemment approuvé par l’Assemblée nationale. Il est par ailleurs important de perfectionner le dispositif spécifique destiné aux zones peuplées de minorités ethniques, aux zones particulièrement défavorisées en termes de terres de production, de logement, d’eau propre, de santé, d’éducation, de diversification de métiers, de promotion agricole ou sylvicole».

Le ministère du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales collabore actuellement avec l’Office général des statistiques et les ministères concernés pour élaborer de nouveaux critères de niveau de vie minimum, de niveau de pauvreté susceptible de faire l’objet d’assistance publique, de niveau de vie moyen, de ménage pauvre et de ménage au seuil de la pauvreté. Ces nouveaux critères seront soumis au Premier ministre pour approbation.

Le ministère du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales vient par ailleurs d’organiser des ateliers de formation destinés aux cadres des communes et des districts pour expliquer les enjeux de cette réduction multidimensionnelle de la pauvreté. De son côté, le ministère du Plan et de l’Investissement est tenu de publier l’état des lieux du manque d’accès aux services sociaux, au niveau national et local.

En fonction des chiffres publiés et de l’analyse qui en sera faite, le gouvernement et chaque collectivité locale modifieront leurs politiques de développement économique, de lutte contre la pauvreté et de sécurité sociale.

Passer d’une réduction unidimensionnelle à une réduction multidimensionnelle de la pauvreté sera un processus difficile mais indispensable.
Photo : Duong Ngoc/VNA/CVN

Selon les estimations, il ne faudrait pas moins de 15.000 milliards de dôngs du budget d’État pour mettre en place la politique de réduction multidimensionnelle de la pauvreté en 2016. Le ministère des Finances doit effectuer les calculs nécessaires afin de garantir ce financement. Les ministères de Construction, de la Santé, de l’Éducation et de la Formation doivent pour leur part faire des propositions visant à faciliter l’accès de la population aux services de santé, à garantir la scolarisation des enfants et à améliorer les conditions de logement des habitants.

Une implication active des localités

Prochainement, il y aura une forte décentralisation en matière de lutte contre la pauvreté, a indiqué Ngô Truong Thi, chef du Bureau national de refus de la misère. Au niveau des localités, les comités populaires effectueront des enquêtes pour identifier les personnes méritant une subvention périodique et prendront des mesures pour faciliter l’accès de la population aux services sociaux fondamentaux. Certaines villes et provinces préparent l’organisation d’une conférence thématique sur la mise en place du plan de transition 2016-2020, ainsi que des ateliers de formation.

En fonction des conditions et des capacités de chaque localité, il est possible que la liste des services sociaux fondamentaux soit complétée. La nouvelle politique propose également d’encourager les habitants à faire preuve d’initiative pour se sortir eux-mêmes de la misère. Nguyên Lam Thanh, vice-président du Conseil des ethnies de l’Assemblée nationale : «En encourageant l’autonomie des habitants, nous pourrons réduire la tendance de certains à compter uniquement sur l’aide extérieure. À mon sens, nous devrons réduire les dons et conditionner nos aides».

Passer d’une réduction unidimensionnelle à une réduction multidimensionnelle de la pauvreté sera un processus difficile mais indispensable à la matérialisation de la Constitution de 2013 qui stipule que «tout citoyen a droit à la sécurité sociale».
 
VOV/VNA/CVN
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