25/10/2020 16:22
Pour ou contre un changement de Constitution : les Chiliens votent dimanche 25 octobre par référendum, un an après l'éclatement d'un soulèvement social d'une ampleur inédite qui a remis en cause le modèle économique ultra-libéral accusé de bénéficier seulement aux plus riches.
>>Chili : le président condamne les violences, appelle à voter au référendum

Des membres du service électoral dans les préparatifs d'un bureau de vote à Santiago du Chili, le 24 octobre. Photo : AFP/VNA/CVN

Faire table rase de la Constitution héritée de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990) était une des revendications des manifestants descendus dans la rue à partir du 18 octobre 2019 pour réclamer une société plus juste.

Les 14 millions d'électeurs appelés à voter dimanche devront répondre à deux questions : "Souhaitez-vous une nouvelle Constitution ?" et "Quel organe devra rédiger la nouvelle Constitution ?".

Ils pourront choisir entre une "Convention mixte constitutionnelle" composée de citoyens élus et de parlementaires, et une "Convention constituante" formée uniquement de citoyens.

Les bureaux de vote seront ouverts de 08h00 locales (11h00 GMT) à 20h00, soit deux heures de plus que d'ordinaire pour éviter les attroupements en raison de la pandémie de coronavirus.

Le Chili a franchi samedi 24 octobre la barre des 500.000 contaminations (13.000 décès), mais la courbe des contagions est désormais stabilisée.

Pour les partisans du "Apruebo" (J'approuve), essentiellement dans l'opposition du centre et de la gauche, une nouvelle Constitution lèverait un obstacle essentiel à de profondes réformes sociales, dans un des pays parmi les plus inégalitaires d'Amérique latine.

"La Constitution actuelle favorise le système néolibéral à un niveau extrême, elle a perpétué un système totalement inégalitaire", estime Ernesto Quintana, un psychologue de 38 ans.

Les défenseurs du "Rechazo" (Je rejette), qui rassemblent les partis les plus conservateurs, estiment qu'il est possible d'introduire des changements dans le texte fondamental, garant selon eux ces dernières décennies de la stabilité du Chili, sans avoir besoin de le remplacer.

"Je veux la paix et pour cela je vote contre", peut-on lire sur des murs de la capitale Santiago, en référence aux violences, pillages et dégradations qui ont régulièrement émaillé les manifestations depuis le début de la crise.

Selon les derniers sondages, le "Apruebo" l'emporterait avec un score situé entre 60 et 75% des suffrages, mais la pandémie laisse planer quelque incertitude sur la participation.

AFP/VNA/CVN

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