05/05/2019 15:26
Le président socialiste a appelé samedi 4 mai l'armée à être "prête" pour l'éventualité d'une attaque de l'"empire nord-américain", lors de l'inspection d'une base dans l'État de Cojedes, dans le Nord-Ouest du pays.
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Le président Nicolas Maduro accompagné par des commandants militaires lors d'un exercice à la base d'entraînement d'El Pao, le 4 mai 2019.
Photo: AFP/VNA/CVN

Sept militaires qui avaient décollé samedi 4 mai de Caracas à destination de cette base ont été tués dans le crash de leur hélicoptère. Un "incident" que le président a regretté sur Twitter. Dès mardi, le président socialiste avait lancé une chasse aux "traîtres" et a affirmé avoir déjoué une "escarmouche putschiste" entreprise par le petit groupe de militaires entrés en rébellion pour rejoindre Juan Guaido.

Quelque 25 militaires rebelles ont ensuite demandé l'asile aux ambassades du Brésil et du Panama, et Leopoldo Lopez, une des figures de l'opposition, s'est réfugié dans celle d'Espagne.

Washington tente à tout prix de pousser Nicolas Maduro vers la sortie au profit de Juan Guaido. Mercredi, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a déclaré qu'une "intervention militaire est possible (au Venezuela, ndlr). Si c'est nécessaire, c'est ce que feront les États-Unis".

De son côté, le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a affirmé sur Twitter que Cuba, le plus proche allié de Nicolas Maduro, "soutiendra et contribuera toujours à la résolution des différends à travers un dialogue respectueux de l'égalité souveraine des États", sans évoquer explicitement le Venezuela.

Le président américain Donald Trump a pour sa part, de manière surprenante, vanté un "échange très positif" avec son homologue russe Vladimir Poutine sur le Venezuela, dossier sur lequel les deux pays s'accusent mutuellement de jouer un jeu dangereux.

Le ton monte depuis plusieurs mois entre Washington et Moscou, qui accuse les États-Unis d'essayer d'organiser un "coup d'État" au Venezuela. M. Trump a adopté un ton particulièrement conciliant vis-à-vis de Moscou, qui tranche avec celui de ses principaux conseillers et du département d'État.

"Vladimir Poutine ne cherche pas du tout à s'impliquer au Venezuela au-delà du fait qu'il aimerait voir des développements positifs", a-t-il assuré depuis le Bureau ovale. "Nous avons eu une conversation très positive", a-t-il insisté.

Le compte-rendu du Kremlin, qui a tenu à souligner que l'appel avait eu lieu à l'initiative de Washington, était très éloigné de la tonalité de l'hôte de la Maison Blanche. "L'ingérence dans les affaires intérieures, les tentatives de changement par la force du pouvoir à Caracas sapent les perspectives d'un règlement politique du conflit", a mis en garde Moscou.

AFP/VNA/CVN
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