11/03/2017 18:48
Après avoir passé 124 jours seul en mer, Sébastien Destremau a coupé la ligne d'arrivée aux Sables d'Olonne, dans la nuit du 10 au 11 mars, pour se classer 18e et dernier du Vendée Globe, fermant la 8e édition de cette course à la voile autour du monde.
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Arrivé samedi 11 mars à 01h40 aux Sables d'Olonne, 50 jours après le vainqueur, Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) finit 18e et dernier du Vendée Globe.
Photo : Jean-Francois Monier/AFP/CVN

Franchissant la ligne à 01h40 (00h40 GMT), Destremau (TechnoFirst-faceOcean) a mis 50 jours de plus que le vainqueur, Armel le Cléac'h, qui s'est imposé le 19 janvier dans un temps record de 74 jours 3 heures 35 minutes et 46 sec.

"Titouan Lamazou a été le premier classé de l'Histoire et moi je suis extrêmement fier de clore cette liste. 88 ! On n'est que 88 à avoir accompli ça, c'est démentiel. Je suis dernier et alors? Je m'en fous complet", a dit avant l'arrivée cet aventurier de 52 ans.

Destremau a fermé symboliquement la porte de la course, comme il l'a fait après chaque point de passage important depuis qu'il sait qu'il est le dernier marin en lice. Pour se faire, il a fabriqué une grande clé avec un cintre et des bouts de bois, qu'il compte remettre au directeur de course, Jacques Caraes, une fois le pied posé à terre.

Ce ne pourra être que samedi 11 mars après-midi alors qu'il ne peut pas entrer dans le chenal qui mène à Port Olona avant 13h00. La remontée du chenal devrait se faire devant des milliers de personnes venues célébrer ce marin, qui a bouclé son premier tour du monde en 124 jours, 12 heures, 38 minutes et 18 secondes.

"Je pense que je ne saurais pas (naviguer si longtemps)", souffle Le Cléac'h. "Il faudrait agrandir le parcours, on pourrait faire deux fois le tour. Ca ne doit pas être simple d'être tout seul. Je ne saurais pas naviguer comme il l'a fait, ralentir, s'arrêter de temps en temps".

Destremau, venu pour l'aventure, n'avait qu'une hâte: couper la ligne et tirer un trait sur une expérience qu'il a qualifiée d'inhumaine par son caractère unique et de fabuleuse.

Le Toulounnais a vécu quelques galères durant son périple à bord d'un monocoque vieux de 18 ans. Après avoir multiplié les pépins techniques, il a dû se rationner deux semaines avant l'arrivée après qu'un sac d'alimentation a été endommagé. Il s'est aussi fracturé les côtes.

"Dans l'océan indien, le bateau a été couché par une vague. Je dormais à ce moment-là et je me suis écrasé contre la cuisine. Je me suis cassé une côte à droite et à gauche. Je suis resté 20 minutes allongé par terre en me disant qu'une chose : comment je vais faire pour ramener le bateau au port ?", a-t-il raconté.

AFP/VNA/CVN

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