18/12/2020 13:15
À mi-chemin du Vendée Globe, Yannick Bestaven (Maître Coq IV), entré dans le Pacifique en tête du Vendée Globe, a creusé l'écart jeudi 17 décembre sur ses deux plus proches poursuivants qui naviguent à plus de 130 milles nautiques.
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Le skippeur français Yannick Bestaven à bord de son Imoca 60 "Maitre Coq" le 7 octobre près de la Rochelle, quelques semaines avant le départ du Vendée Globe.
Photo : AFP/VNA/CVN

Au classement de 17h00 GMT, alors que Bestaven avait pourtant annoncé des vents mollissants, il avait accru son avance sur Thomas Ruyant (LinkedOut). Le Dunkerquois retardé par une voie d'eau mais qui a désormais pu repartir prudemment, pointait en fin de soirée à 133,2 nm (247 km).

En troisième position, Charlie Dalin (Apivia) talonne Ruyant, à seulement 13 milles nautiques (24 km).

"Le vent a un peu baissé, il n'y a plus que 20 nœuds, c'est bien pour faire des pointes de vitesse. Mais il fait froid", confiait Bestaven, navigateur de 47 ans, né à Saint-Nazaire mais installé à Arcachon et qui continue sa belle chevauchée sur le bateau sister-ship de Banque Populaire, vainqueur de la précédente édition.

Alors que les routages météo font longer aux bateaux de tête la zone d'exclusion antarctique, le mercure est tombé à 3 degrés. "Je n'ai pas de chauffage, c'est à la dure ! Je fais tourner le moteur une fois par jour pour réchauffer un peu l'atmosphère pour sécher un peu et me réchauffer les pieds", a-t-il raconté.

Pour se réchauffer un peu l'âme, le leader de la course autour du monde en solitaire et sans escale, a appelé "Cali" (Arnaud Boissières), qui navigue lui en 16e position, à plus de 3.000 milles.

Froid aux pieds 

"On a pu échanger un peu entre sa course et la mienne, c'est sympa entre copains d'Arcachon de discuter. Je lui disais que j'avais froid aux pieds, je lui demandais si la mer était mieux rangée dans le Pacifique que dans l'Indien parce que j'avais pas mal souffert du bateau qui tape dans l'Indien", a expliqué Bestaven. Copains de longue date, les deux hommes avaient disputé en 2001 la Mini-Transat, remportée à Salvador de Bahia par... Bestaven.

Contraint à l'arrêt mercredi 16 décembre soir en raison d'une voie d'eau dans sa soute avant, Thomas Ruyant a repris prudemment sa course et a momentanément réduit l'écart avec Bestaven.

Mercredi 16 décembre soir, après une petite sieste, le Dunkerquois a découvert sa soute avant complètement remplie d'eau et a aussitôt levé le pied pour assécher le bateau et trouver la cause.

"Les deux loquets avant de la trappe se sont ouverts sous l'effet des vagues. Je marchais alors à plus de 25 nœuds. Le bateau s'est rempli en 30 minutes pendant que je dormais", a-t-il raconté.

Après plusieurs heures de pompage, le skipper a décidé de reprendre "prudemment" sa route dans la nuit, "sous grand-voile et J3, tout en poursuivant l'assèchement des compartiments avant".

Pause à l'Île Macquarie 

En 8e position, Louis Burton, victime de plusieurs avaries en tête de mât, a annoncé qu'il envisageait de faire une pause de quatre à cinq heures dans la nuit de samedi 19 à dimanche 20 décembre au large de l'Île Macquarie, située entre la Tasmanie et l'Antarctique, pour réparer. À 400 milles (741 km) de la 3e place, Burton espère retrouver tout le potentiel de son bateau pour remonter son retard et retrouver le podium qu'il a un temps occupé.

En toute queue de flotte, lanterne rouge à plus de 8.000 km, le marin-journaliste Sébastien Destremau a été privé de barre, son voilier "Merci" étant donc ingouvernable. Le Toulonnais a dû installer une barre franche sur l'un de ses safrans pour rendre son bateau de nouveau manœuvrable.
 
AFP/VNA/CVN

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