14/01/2016 16:53
À un mois et demi de l'élection du nouveau président de la FIFA, les têtes continuent de tomber : le No2 Jérôme Valcke a été limogé mercredi 13 janvier après avoir été mis en cause dans une revente de billets du Mondial-2014, énième volet de la plus grave crise de l'instance suprême du ballon rond.
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C'est par une décision d'un comité d'urgence que le contrat de travail liant la FIFA à Jérôme Valcke, 55 ans et bras droit de Joseph Blatter depuis 2007, a été rompu.

"Jérôme Valcke est fier de tout ce qui a été accompli sous son long mandat de secrétaire général, dont deux Coupes du monde parmi les plus réussies dans l'histoire, en Afrique du Sud et au Brésil. Il reste confiant, il lui sera donné raison et l'histoire reconnaîtra toutes ses contributions au sport qu'il aime", a commenté son avocat américain Barry Berke dans un communiqué transmis.

Le secrétaire général de la FIFA, Jérôme Valcke, en conférence de presse, le 26 septembre 2014 à Zurich. Photo : AFP/VNA/CVN

En moins d'un mois, le sommet du foot mondial a en tout cas perdu ses trois personnages les plus puissants, puisque le 21 décembre, Sepp Blatter, président démissionnaire de la FIFA, et Michel Platini, président de l'UEFA, ont été suspendus pour 8 ans de toute activité liée au football.

Blatter, 79 ans, et Platini, 60 ans, ont été sanctionnés par la justice interne de la Fifa pour un paiement controversé de 1,8 million d'euros du premier au second en 2011 sans contrat écrit pour un travail de conseiller achevé par l'ancien capitaine de l'équipe de France en 2002. Les juges de la FIFA y ont vu principalement un "abus de position" et un "conflit d'intérêt".

Platini a renoncé à se présenter à l'élection à la présidence de la FIFA programmée le 26 février à Zurich, n'ayant plus le temps d'épuiser les voies de recours pour tenter de lever une suspension qu'il conteste. Platini, comme Blatter, avance un contrat oral, type d'engagement accepté en Suisse.

Il n'y a plus que cinq candidats en lice : l'ancien membre de la FIFA, Jérôme Champagne, le secrétaire général de l'UEFA Gianni Infantino, l'homme d'affaires sud-africain Tokyo Sexwale, le prince jordanien Ali et le président de la Confédération asiatique Cheikh Salman Bin Ebrahim Al Khalifa.

Quel que soit l'élu des 209 fédérations membres, le nouveau patron du foot mondial devra tenter de restaurer l'image souillée d'une institution dont le nom est désormais lié aux mots corruption, affaires, scandales et vagues d'arrestations de hauts dignitaires depuis fin mai 2015.

Neuf ans de suspension requis

Le Hondurien Alfredo Hawit, ex vice-président de la FIFA.
Photo : AFP/VNA/CVN
Déjà relevé de ses fonctions "jusqu'à nouvel ordre" le 17 septembre, Valcke risque de ne plus pouvoir travailler en relation avec le monde du foot pendant 9 ans, peine requise par la justice interne de la FIFA dans une procédure qui se poursuit indépendamment de son limogeage.

Valcke, via ses avocats américains, a toujours nié depuis mi-septembre des "allégations fabriquées et outrageuses".

Le Français avait déjà été mis en cause par la presse en juin dans un transfert de 10 millions de dollars de l'Afrique du Sud vers un compte du trouble Jack Warner, un des anciens vice-présidents de la FIFA désormais radié à vie. Valcke avait également nié toute malversation.

La chambre d'instruction de la Commission d'éthique, soit la justice interne de la FIFA, s'est aussi intéressée aux nombreux déplacements en jet privé de son ex-secrétaire général, selon une source proche de la FIFA.

La Fédération internationale, sur demande de la justice suisse, a aussi transmis les courriers électroniques de Valcke au bureau du procureur général suisse.

L'intérim à son poste est assuré depuis le 17 septembre par Markus Kattner, son ex-adjoint, qui seconde désormais Issa Hayatou, président intérimaire de la FIFA en attendant l'élection du 26 février.

Enfin, toujours dans le cadre du scandale de corruption secouant la FIFA, Alfredo Hawit, ancien vice-président de l'organisation, a plaidé non coupable devant un juge fédéral de New York après avoir été extradé mercredi de Suisse.

Les procureurs ont fixé la caution pour sa libération à quatre millions de dollars en estimant que le Hondurien âgé de 64 ans représentait un risque de fuite.

De son côté, le Paraguay a annoncé qu'il allait expédier les 10.000 documents saisis au siège de la Conmebol à Asuncion aux États-Unis.

AFP/VNA/CVN
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