18/04/2022 09:29
Sachant que la ville de montagne de Pleiku avait besoin d'un établissement spécialisé dans les soins aux orphelins handicapés, Pham Thi Hông a quitté Hô Chi Minh-Ville animée vers cette contrée pour s'occuper d'enfants sourds-muets, de petits souffrant d’un trouble mental. Grâce à ses assistances, ces enfants défavorisés ont été alphabétisés, ont un emploi et se sont même mariés.
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Pham Thi Hông et ses enfants handicapés à Pleiku.

Situé dans le quartier d'Ia Kring à Pleiku, province de Gia Lai (hauts plateaux du Centre), sur une superficie de plusieurs centaines de mètres carrés, le centre de soins aux enfants handicapés de Pham Thi Hông est doté d'une aire de jeux, d'une salle de classe, d'une salle de lecture, d'une salle de bains, d'une cuisine et d'un dortoir.

Lorsque nous étions présents, cette femme de 63 ans était en train de s’amuser avec les enfants dans la cour. Sa main a rapidement pris de la nourriture pour un enfant, puis s'est tournée pour guider un autre enfant à lire la leçon. Ensuite, il y avait un enfant qui voulait aller aux toilettes, et elle l'y a emmenée rapidement. Parfois, un enfant criait et elle se précipitait à ses côtés pour le réconforter.

En 30 minutes d'observation, nous l'avons vu faire toutes sortes de petites et grandes choses pour s'occuper d'enfants handicapés. Son visage reflétait toujours la joie et le bonheur du travail dans lequel elle s'était engagée avec passion.

À l’heure actuelle, Mme Hông s'occupe d'une quarantaine d’enfants sourds, muets, autistes, paralysés cérébraux... La plupart d'entre eux sont des orphelins et 25 enfants n'ont pas de famille. Les autres, ayant un père ou une mère, y étudient à temps partiel.

"Élever des enfants handicapés est un travail intrinsèquement difficile, mais leur enseigner est encore plus difficile. Tous y étudient la lecture et l'écriture. Aux enfants qui sont lents à comprendre, je leur apprends à reconnaître les choses autour d'eux, à être patients. C'est pourquoi je dois vivre et manger avec eux à temps complet, jour et nuit, au lieu de vivre dans ma propre chambre" a déclaré Mme Hông.

En retournant le cahier à l'écriture arrondie, cette femme généreuse s'est vantée: "C'est un mot écrit par un enfant autiste. Au début, il ne savait rien. Avec des conseils et du tutorat, il commence à parler davantage, puis sait écrire et écrit très bien. Il y a beaucoup d'autres enfants sourds-muets qui savent aussi lire et faire des calculs".

"Il y a un enfant sourd qui a grandi ici. Il a maintenant une famille et a ouvert un salon de manucure. En voyant les progrès des enfants, je suis très heureux. Je les considère comme le moteur de ma vieillesse", ajoute-t-elle.

Prendre soin des enfants de tout cœur

Il y a 23 ans, Pham Thi Hông s'est rendue dans la ville de Pleiku pour mettre en place un établissement pour élever des orphelins handicapés. Avant cela, elle a vécu dans la mégapole du Sud et a passé 12 ans à enseigner aux enfants handicapés.

Parlant de sa décision de quitter Hô Chi Minh-Ville pour Pleiku, Mme Hông a raconté : "Via  la presse, j'ai vu qu'il n'y avait dans cette ville de montagne aucun établissement spécialisé dans les soins aux orphelins handicapés, alors j'ai décidé de déménager à Pleiku. J’aime ce travail depuis ma jeunesse, mais mes parents m'en ont toujours dissuadé car ils avaient peur que je travaille dur. Aussi à cause de mes proches, j’ai décidé d’aller à Pleiku. Cette décision était considérée comme une +évasion+ pour exaucer mon souhait. Après six mois, je suis retournée à Hô Chi Minh-Ville en amenant mes enfants handicapés chez moi. Alors, ma mère a pleuré, parce que je ne voulais pas me marier. Mais 11 ans plus tard, ma mère a accepté ce travail".

À ses premiers jours à Pleiku, chaque fois qu'elle entendait qu'il y avait des enfants handicapés abandonnés, elle venait demander l'adoption. 

Au début, elle a soigné seulement un ou deux enfants. Plus tard, beaucoup de gens ont vu qu'elle avait vraiment un cœur pour les enfants, alors ils lui en ont amené ou lui ont montré des situations difficiles pour venir les chercher et les élever.

Le financement de cette activité humanitaire provient des revenus de la plantation de café. Mme Hông ne s'est pas non plus mariée pour se consacrer à ses enfants à temps plein. Elle les considère comme ses propres enfants.

"Le travail est énorme, mais je ne me sens jamais ennuyée ou fatiguée. J'ai renoncé au travail, à l'argent et à la jeunesse parce que je voulais prendre soin de ces enfants. J'ai juré de continuer le travail d'adoption jusqu'à ce que je ne sois plus de ce monde ou que je n'aie plus la force", a-t-elle confié.

Texte et photo : Huu Phuc - Câm Sa/CVN

 

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