12/10/2018 16:07
En marge des 47es Assises de la presse francophone, du 9 au 12 octobre en Arménie, Zara Nazarian, nouvelle secrétaire générale de l’Union de la presse francophone (UPF) et présidente de la section arménienne, a accordé une interview au Courrier du Vietnam.
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Zara Nazarian, nouvelle secrétaire générale de l’UPF.
Photo: Dang Huê /CVN

Vous venez d’être nommée au poste de secrétaire général de l’UPF, quel est votre sentiment?

Mon premier sentiment est un sentiment de gratitude envers mes collègues qui m’ont fait confiance pour diriger l’UPF. Cette élection est très importante dans le sens où c’est la première fois que l’UPF élit son secrétaire général par l’ensemble des personnes ayant droit de vote, dans une élection qui respecte les droits de la démocratie. J’en suis donc d’autant plus fière; et j’ai la ferme intention de faire en sorte que cette confiance soit pleinement assurée de ma part et que l’UPF soit renouvelée. 

Quel est votre plan pour développer l’UPF dans les années à venir?

En tant que nouvelle secrétaire générale de l’UPF, je souhaite réaliser des progrès dans les domaines suivants. Tout d'abord, le renforcement et l’élargissement du réseau UPF, à la fois quantitativement et qualitativement, en conférant un rôle plus actif aux sections locales. Ensuite, l’augmentation de la visibilité des sections au sein de la grande famille UPF. Les voix des sections, toutes les sections de l’UPF, seront entendue et leur parole sera portée aux instances internationales pour favoriser l’émulation collective. Puis, la conduite d’actions concrètes dans les domaines de la formation, en œuvrant pour des partenariats de qualité avec les organismes de formation français et internationaux les plus qualifiés. Également, l’établissement de relations de confiance et de travail avec les organisations internationales. Enfin, la promotion des échanges entre les différentes sections, et notamment, l’encouragement des synergies entre les sections, dans le but de favoriser la concentration et le travail collectif. Je vais continuer l’action entamée au sein du bureau internationale de l’UPF pour une gestion saine et transparente de nos comptes. Au final, je souhaite favoriser un esprit de réseau solidaire, confraternel, actif et engagé pour la défense et la promotion des valeurs qui sont les nôtres, dans un climat de confiance et de sérénité.  

Réunion de l’Assemblée générale du Comité international de l’UPF, le 9 novembre à Tsaghkadzor, en Arménie. Photo: Dang Huê/CVN
 
D’après vous, dans un monde en plein bouleversement médiatique, quelle place occupe la presse francophone ?

Je pense que le rôle de la presse en général, qu’elle soit francophone ou dans une autre langue, est de plus en plus important parce que le monde est malheureusement plein d’injustices et que nous ne voyons pas une tendance à la diminution. Plus ça va, plus il y a de conflits, plus il y a de refugiés. D’ailleurs, ces dernières Assises ont pour thème "Médias et Migrations". Ces questions importantes sont communes à la presse, qu'elle que soit francophone ou non. Maintenant, pour ce qui est de la presse francophone, elle-même,  je souhaiterai plus de dynamisme, et qu’elle touche plus de personnes à travers le monde. Mais là, nous touchons directement à la problématique de l’utilisation de la langue française dans le monde entier. Le Sommet qui a lieu en même temps que ces assises va traiter de cette question. Et croyez-moi, plus la langue française est parlée, mieux la presse francophone dans le monde se portera.

Quelle est la place du français en Arménie?

L’Arménie est un pays plus francophile que francophone. Pourtant, le français tient une place particulière dans mon pays en raison des liens étroits tissés avec la France. L’Arménie est membre de l’Organisation internationale de la Francophonie depuis 2014 et membre de plein droit depuis 2012. Dans ce cadre, elle a signé avec l’OIF un pacte linguistique comportant un programme d’action pour promouvoir le français dans les domaines de l’éducation, la communication, et la culture, le tourisme ainsi que sur la scène internationale. L’Arménie s’est engagée à renforcer le français dans ses écoles. Depuis quelques années, il a été convenu d’enseigner une troisième langue étrangère.  Le plus souvent, le français est enseigné après le russe et l’anglais, ce qui lui a permis de gagner du terrain. Aujourd'hui, une dizaine d’écoles proposent des classes de français renforcé dès la 2e année primaire. Souhaitons encore plus pour l'avenir!

Propos recueillis par Dang Huê /CVN
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