06/05/2017 07:14
Mise au point par l’Institut central d’hématologie et de transfusion sanguine, une banque du sang «vivante» a permis de sauver la vie de nombreux habitants insulaires et pêcheurs dans l’archipel de Truong Sa (Spratly), province de Khanh Hoà (Centre).
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Des soldats sur l’île Son Ca donnent leur fluide vital à la banque du sang «vivante». Photo : BC/CVN

Imaginez que votre pied soit presque coupé alors que vous naviguez en pleine mer, loin de toute structure hospitalière. Imaginez la situation désespérée. Cette tragédie, un pêcheur de la province centrale de Khanh Hoà  l’a vécue l’année dernière, alors qu’il naviguait autour de l'île Song Tu Tây, dans l’archipel de Truong Sa.

«Lorsqu’il est arrivé au centre médical de l’île, il avait perdu une grande quantité de sang. Son pronostic vital était engagé, raconte le lieutenant-docteur Nguyên Chi Dung, chef du corps médical de l’armée de la région nord de l'archipel de Truong Sa. Mais une fois que son groupe sanguin a été déterminé, une transfusion sanguine a pu être réalisée immédiatement grâce à un donneur qui a répondu immédiatement à l’appel, permettant de lui sauver la vie».

Cette intervention rapide a pu se faire grâce à une banque du sang composée non pas de poches prêtes à l’emploi mais d’une  liste de donneurs prêts à donner immédiatement leur sang quand la situation l’exige. «Cette banque du sang, qui repose sur une richesse immatérielle car aucun élément biologique n’étant stocké, est vitale pour les habitants insulaires et les soldats en poste sur les îles», souligne le docteur Dung.

Il s’agit d’une initiative du Professeur Nguyên Anh Tri, directeur de l’Institut central d’hématologie et de transfusion sanguine et de ses collègues. Elle a été créée après une décennie de recherche et de planification sur le terrain.

Selon M. Anh Tri, pour conserver le sang, on a besoin  de nombreux réfrigérateurs. Mais nombre de régions, reculées et insulaires notamment, sont très pauvres. Certaines d’entre elles n’ont même pas d’électricité. En plus, les poches de sang ne peuvent être conservées que 35 jours au maximum. «Pour résoudre ce problème, nous avons listé tous les donneurs en bonne santé prêts à donner leur sang à notre demande», partage M. Tri. Avant d’ajouter : «L'année dernière, le ministère de la Santé nous a autorisés à développer ces banques du sang dans les régions reculées, îles et zones frontalières notamment».

Une équipe de son institut a visité récemment l’archipel de Truong Sa pour développer ce concept sur les îles Song Tu Tây, Son Ca, Nam Yêt et Sinh Tôn, dans le cadre d’un accord entre l’Institut  central d’hématologie, le Département médical de l’Armée (ministère de la Défense), le Commandement de la Marine et l’Institut médical de la Marine.

Réservé aux zones les plus reculées du pays

Une équipe de l’Institut central d’hématologie et de transfusion sanguine a visité récemment l’archipel de Truong Sa. Photo : VOV/CVN

D’autres banques du sang de ce type ont été développées dans les districts de Dông Van, province de Hà Giang (Nord), de Tinh Biên, province d’An Giang (Sud), les îles côtières de Cat Bà, Bach Long Vi, ville de Hai Phong (Nord), ainsi que celles de Ly Son et Phu Quy dans les provinces de Quang Ngai et Binh Thuân (Centre).

Selon le Professeur Tri, pour créer une banque vivante, il faut, premièrement, des donneurs de type O (qui peut être transfusé aux quatre types). Deuxièmement, pour assurer la quantité, le nombre de donneurs doit atteindre de 1% à 5% de la population locale, et ces derniers doivent faire des examens tous les six mois.

Le sang provenant des donneurs peut être transfusé aux patients dans les 8 à 20 minutes. «Les médecins de l’île de Ly Son peuvent maintenant effectuer des opérations dans leur hôpital,  chose qu’ils ne pouvaient  faire auparavant en raison de la pénurie de sang», informe le Professeur Tri.

«Cette banque du sang fonctionne bien dans l’archipel de Truong Sa. En améliorant les services de santé pour les habitants insulaires, les pêcheurs et les soldats, elle contribue indirectement à protéger la souveraineté du pays dans ses territoires maritimes les plus reculés», affirme le colonel Hô Sy Hùng, chef du Service militaire de la santé de la Région navale N°4.

Huong Linh/CVN

 
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