15/12/2020 18:21
Bien que de nombreuses entreprises aient été durement touchées par la pandémie de COVID-19, l'entreprise de Nguyên Bach Truong, 33 ans, continue de se développer et fabrique des milliers de cure-dents chaque semaine.
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Nguyên Bach Truong, directeur de la société de Truong Thinh, avec des boîtes de cure-dents fabriquées par son entreprise.
Photo : Hà Thanh/CVN
Les travailleurs de Truong Thinh, une entreprise de cure-dents en bambou de la commune de Cat Quê dans le district de Hoai Duc, à Hanoï, ont toujours beaucoup de travail même si le taux de chômage au Vietnam a augmenté rapidement au cours des derniers mois en raison de la pandémie de coronavirus.

Chaque jour, les travailleurs de la société de Truong sélectionnent des fils de bambou avant de les découper en cure-dents, les sécher, les parfumer et les emballer.

''Avant, je faisais de l'élevage et m’occupais de mon lopin de terre pour gagner ma vie, mais c’était un travail très dur. Depuis que je travaille dans l'entreprise de M. Truong, ma vie est plus douce et je gagne correctement ma vie'', déclare Pham Thi Xuan, 59 ans, l'un des 15 travailleurs à plein temps de Truong Thinh.
''Mon salaire mensuel actuel est de 5 à 6 millions de dôngs et je bénéficie de plus d’un jour de congé le dimanche''.

Truong a grandi dans une famille pauvre et après avoir terminé ses études secondaires, a enchainé plusieurs petits travaux manuels avant de rejoindre les rangs militaires. Il a alors passé deux ans dans l'armée puis a décidé de suivre les traces de ses parents et de commencer à produire des cure-dents.

''Mais je voulais le faire différemment'', a-t-il confirmé. ''Je voulais que l'opération soit plus professionnelle. Je souhaitais créer une marque qui pourrait toucher plus de clients''.

À 22 ans, l'ancien soldat a contracté un prêt de 5 millions de dôngs auprès de la famille pour acheter la matière première de la fabrication des cure-dents. ''Ma seule motivation était d'aspirer à une vie meilleure'', a-t-il partagé.

Les trois premières années ont été les plus difficiles. Malgré les difficultés financières, il a poursuivi son rêve. ''Si j'avais abandonné, je n'aurais jamais pu  changer ma vie'', a-t-il expliqué.

Des articles de l'entreprise de Nguyên Bach Truong.
Photo : Thuy Hang/CVN

Le sens des affaires de Truong a été acquis grâce à de longues nuits passées à lire des livres de gestion d’entreprise et à discuter avec des entrepreneurs chevronnés.

Il était constamment à la recherche de distributeurs potentiels et de nouveaux marchés. Il a ainsi construit petit à petit un réseau de partenaires qui pourraient faire connaître ses produits auprès d’un public large.

''Je me souviens encore d'un client qui m'a rejeté trois fois, mais je ne me suis jamais découragé'', se souvient-il.

Aujourd'hui, après 11 ans de dur labeur, Truong a réussit sa carrière et possède  une usine de 1.000 m². Ses revenus annuels actuels varient entre 20 et 25 milliards de dôngs.

L'entreprise compte 15 salariés à temps plein, versant à chacun un salaire mensuel de 6 à 9 millions de dôngs. Elle embauche parfois des travailleurs saisonniers.

Trouver son propre chemin

Afin de se différencier des marques de cure-dents jaunes qui inondent actuellement le marché vietnamien, Truong tente de trouver un moyen de préserver la couleur verte originale du bambou naturel dans ses cure-dents.

Il a ainsi essayé utiliser des matériaux provenant de différentes provinces du pays comme celles de Thai Nguyên, de Tuyên Quang ou de Yên Bai...

''Je pense que les cure-dents conservant leur couleur naturelle peuvent attirer l'attention des clients'', a-t-il déclaré.

Truong se soucie non seulement de la couleur du bambou, mais il se concentre également sur la création d’emballages attrayants dans l’espoir que ses clients conserveront les boîtes après les avoir vidées pour stocker d’autres articles.

À l’heure actuelle, la société de Truong propose une vingtaine de produits différents, avec des boîtes cure-dents de qualité qui se vendent à 50.000 dôngs la pièce. Il envisage ensuite d'ouvrir une succursale de son entreprise à Hô Chi Minh Ville.

Diêu Thuy/CVN

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