26/02/2017 19:46
Les démocrates américains ont élu leur nouveau leader le 25 février à Atlanta, avec Tom Perez, un Hispanique proche de Barack Obama, et sa feuille de route est claire : contrer le président Donald Trump et réorganiser le parti pour revenir dans la majorité en 2018 et 2020.
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Tom Perez, un Hispanique proche de Barack Obama, ancien secrétaire américain au Travail. Photo : AFP/VNA/CVN

Né aux États-Unis de parents originaires de République dominicaine, Tom Perez, ancien secrétaire au Travail, est devenu, à 55 ans, le premier Hispanique à prendre la tête du parti. Barack Obama, qui a quitté le pouvoir le 20 janvier, a immédiatement salué l'élection de son "ami", se disant convaincu qu'il saurait rassembler sa famille politique et "faire émerger une nouvelle génération de leaders".

Élu avec 235 voix (sur 435 votants), ce représentant de l'establishment démocrate a immédiatement tendu la main à l'aile "Bernie Sanders" du parti, en nommant son principal adversaire, Keith Ellison, qui a obtenu 200 voix, au poste de numéro deux. Lançant un appel à l'unité, Tom Perez, qui était l'un des finalistes pour le poste de vice-président d'Hillary Clinton, a souligné qu'il s'agissait d'un moment à part dans l'histoire de son parti que les Américains étudieraient dans plusieurs années.

Le président du parti n'a pas la même fonction aux États-Unis que dans d'autres démocraties. Il n'est pas traditionnellement le visage de l'opposition (c'est plutôt le rôle des chefs de groupes au Congrès) et ne fixe pas à lui seul les grands axes du parti. Sa tâche consiste à lever des fonds et à animer le mouvement au niveau national, notamment en organisant le maillage du territoire et en gérant des bases de données d'électeurs. Son rôle est crucial lors des primaires présidentielles, dont il doit garantir la transparence et l'impartialité.

Mais après la défaite d'Hillary Clinton, cette élection a suscité une attention particulière. Beaucoup de militants veulent que le nouveau chef porte la contradiction à Donald Trump de façon plus médiatique et plus forte. Alors que la vague de manifestations anti-Trump ne faiblit pas depuis son arrivée au pouvoir, les démocrates veulent convertir cette énergie en puissance électorale pour les législatives de novembre 2018 et la présidentielle de 2020.

AFP/VNA/CVN
 
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