23/11/2020 09:34
À l'instar d'autres pays européens, la France vient à son tour de détecter la présence de COVID-19 dans l'un de ses quatre élevages de visons, en Eure-et-Loir où les mille bêtes à fourrure ont été abattues.
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La France vient à son tour pour la première fois de détecter la présence du COVID-19 dans un élevage de visons, au sud-ouest de Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

"L'abattage de la totalité des mille animaux encore présents sur l’exploitation et l’élimination des produits issus de ces animaux" ont été ordonnés dimanche 22 novembre par arrêté, ont annoncé les ministères de l'Agriculture, de la Santé et de la Transition écologique.

Sur les trois autres élevages, l'un est indemne et "des analyses sont encore en cours dans les deux derniers", dont les résultats sont attendus dans la semaine, précise leur communiqué conjoint.

Plusieurs pays européens ont déjà rapporté des contaminations d'élevages de visons, principalement le Danemark, avec la découverte récente d'un virus variant, mais aussi les Pays-Bas puis la Suède, la Grèce, et des cas isolés en Italie et en Espagne.

Des cas ont également été décelés aux États-Unis.

En France, des mesures de surveillance et de sécurité renforcées (masques, lavage des mains, etc.) ont été mises en place dans ces installations en mai, après une alerte lancée en avril par les Néerlandais, a indiqué le gouvernement dimanche 22 novembre.

Un élevage de visons à Champrond-en-Gâtine (Eure-et-Loir), le 22 novembre. 
Photo : AFP/VNA/CVN 

Des analyses ont ensuite été réalisées mi-novembre dans le cadre d'un programme dédié conduit par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui ont mis le doigt sur le cas eurélien.

Les résultats des tests effectués sur les éleveurs des quatre sites se sont révélés négatifs, souligne-t-on. Une surveillance renforcée a été mise en place pour l'éleveur concerné et sa famille, désormais "cas contacts".

Le vison peut en effet contracter la maladie, mais aussi réinfecter l'être humain.

Il est la seule espèce connue à ce jour à l'origine de contamination inter-espèces, en l'occurrence vers l'Homme et le chat, rappelle l'Anses, qui dans un avis récent a relevé le fait qu'aujourd'hui les animaux ne jouaient pas de rôle dans la propagation du COVID-19.

Le gouvernement souligne ainsi dimanche 22 novembre l'importance des gestes barrières dans le contexte d'un élevage de visons : pour protéger les animaux mais aussi le personnel.

AFP/VNA/CVN
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