01/12/2020 20:52
Venu au Vietnam au moment de l’épidémie de COVID-19, Richard Ribiangtai, un Britannique de 50 ans s’est retrouvé en grand difficulté. Grâce à la solidarité locale, il a obtenu une aide au logement, de la nourriture et même de l’argent. Il en est encore ému et à depuis décidé de rester au Vietnam pour enseigner gratuitement l’anglais et exprimer sa reconnaissance.

>>Un Américain enseigne gratuitement l’anglais dans la pagode
 

Richard Ribiangtai enseigne l'anglais dans sa classe.
Photo : TN/CVN

Richard Ribiangtai aime l’expérience de vivre à l’étranger, de travailler dur et construire sa carrière. Il a vécu en Thaïlande pendant trois ans et en Inde pendant deux ans. À la fin de 2019, il est venu au Vietnam et choisi la ville de Hai Phong (Nord) pour y vivre et travailler. C’est aussi le moment où l’épidémie de COVID-19 a éclaté au Vietnam.

"J’ai bénéficié d’un hébergement
gratuit quand j’étais sans-abri"


"Après avoir perdu mon emploi en Thaïlande à la fin de 2019 et en raison de quelques problèmes avec les papiers, j'ai eu la chance de venir visiter le Vietnam. Au début, je pensais seulement voyager et découvrir le pays. J’ai été toutefois très vite séduit et j’ai décidé d’y rester pour y travailler. A ce moment-là, ma santé n'était pas bonne et mon travail n'était pas non plus stable. De plus, j’étais seul, sans famille ni amis. Malgré tout, les gens d’ici ont été très amicaux et ouverts", se souvient-il.

N'ayant plus d'argent pour vivre, Richard Ribiangtai a pu compter sur la solidarité des Vietnamiens pour obtenir un logement, de la nourriture ou encore de l’argent.  "J'ai dû emprunter de l’argent à un ami vietnamien parce que je n'avais plus rien. Un autre m’a également aidé quand j’étais sans-abris. J’ai vécu chez lui sans payer de frais. Auparavant, quelques personnes m’apportaient encore de la nourriture grâce à des organisations caritatives qui avaient compris que je n’avais plus un sou", a partagé Richard.

Au moment où le Vietnam a véritablement contrôlé l'épidémie du COVID-19, M. Richard Ribiangtai était de nouveau capable de trouver un emploi convenable et stable. Cependant, il déclaré qu’il voulait dénicher un emploi à mi-temps pour avoir le temps de faire du bénévolat. "je voudrais exprimer ma reconnaissance envers le Vietnam", a dit-il.

 

Richard Ribiangtai et ses élèves.
Photo : TN/CVN

Richard a participé à quelques organisations caritatives qui lui ont permis de mieux comprendre les us et coutumes du Vietnam.

"J'enseigne gratuitement l'anglais à Hai Phong (Nord). Dans la classe, il y a des enfants et des adultes. Via mes cours d’anglais gratuits, la communication en anglais des enfants s’est nettement améliorée. Quant aux adultes, ils viennent participer à mes cours d’IELTS. En outre, j’organise encore tous les dimanches des événements afin d’aider les participants à communiquer en anglais, avec moi et entre eux", a partagé t-il.

Dang Dinh Minh, responsable de l'organisation FESC (Free English Speaking for Children) à laquelle Richard participe, a déclaré que l'activité principale de la FESC est d'organiser des événements gratuits en anglais destinés aux élèves du primaire et des activités d’appel de fonds. Richard est toujours enthousiaste. Sa méthode d’enseignement est très attrayante. De son côté, la FESC aide toujours Richard à s'intégrer au Vietnam. En particulier, il peut chercher à comprendre aisément la culture vietnamienne en général et celle de Hai Phong en particulier.

Outre l’enseignement de l’anglais, M. Richard et d'autres personnes ont collecté des fonds pour un programme de bénévolat. Durant la période la plus critique du COVID-19, ils ont préparé des repas et ont distribué gratuitement environ 400 portions par jour aux gens en difficulté.

Selon Richard, le Vietnam s'est efforcé de prendre des mesures efficaces dans la lutte contre l'épidémie, récoltant ainsi des résultats positifs. Pour lui, vivre au Vietnam, c’est une expérience merveilleuse. 

Thu Huong/CVN

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