10/04/2019 20:43
Près d'un millier de Honduriens se sont rassemblés mardi soir 9 avril dans la ville de San Pedro Sular, dans le Nord du Honduras, avec l'objectif de constituer une nouvelle caravane en route vers le "rêve américain", ont indiqué les autorités.
Des familles honduriennes attendent de pouvoir monter dans des bus à San Pedro Sula pour entreprendre leur voyage vers les États-Unis, le 9 avril.
Photo: AFP/VNA/CVN
 
"Ils sont plus de 800, près d'un millier", a précisé un responsable de la police. La Croix-Rouge les évalue également à plus de 800 personnes et certains ont déjà entamé leur périple dans des minibus bondés.

La caravane, issu d'un appel lancé sur les réseaux sociaux, a pris de court les autorités qui, avec certains experts, espéraient que cet appel ne serait pas suivi d'effet, comme cela s'est déjà produit à plusieurs reprises depuis février.

Beaucoup de familles avec des enfants parmi ces candidats au départ. Un jeune homme de 27 ans, répondant au nom d'Alexis Perez, explique: "nous sommes fichus avec ce gouvernement. Il n'y a pas de travail".

Depuis le 13 octobre, date du départ de la première caravane de quelque 2.000 personnes, trois autres convois similaires de migrants à la recherche d'un travail ou fuyant la terreur que sème les narco-trafiquants ont pris la route.

Cet afflux de migrants, auquel se joignent Salvadoriens, Guatémaltèques et Mexicains, exaspère le président américain Donald Trump, qui a déployé des effectifs militaires à la frontière avec le Mexique pour les empêcher de pénétrer sur le territoire américain.

Donald Trump cherche à renforcer la politique migratoire américaine et le nombre de migrants illégaux détenus est en forte hausse à la frontière avec le Mexique.

Le président américain s'est rendu vendredi 5 avril à la frontière avec le Mexique où il souhaite construire un mur pour stopper l'afflux de migrants, une de ses principales promesses de campagne pour 2016.

Selon les experts, ni les militaires ni les barbelés ne dissuadent les Honduriens de vouloir partir et ils sont en moyenne 300 à gagner chaque jour la frontière avec le Guatemala, qu'ils doivent traverser pour gagner le Mexique.

"Chaque nuit, jusqu'à six autobus remplis (de migrants) se dirigent vers la frontière. Il y a entre 30 et 50 passagers", explique un employé de l'entreprise de transports, Franklin Paz.

Si beaucoup de Honduriens partent, d'autres se retrouvent là après leur expulsion des États-Unis. "Ils m'ont expulsé aujourd'hui. Ils m'ont attrapé à Houston, au Texas (...) Ici, on ne peut pas vivre", résume Roger Quintanilla, 18 ans.

"On m'a trompé, tout le monde disait que le passage aux États-Unis avec un enfant était facile, mais non, avec la loi qui a changé, c'est un mensonge. Ils n'accordent pas l'asile avec des enfants", confie Santiago Reyes, un des expulsés, aux côtés de son fils de sept ans.

Selon la responsable de la Direction générale pour la protection du migrant hondurien, Liza Medrano, deux vols de personnes expulsées et jusqu'à seize bus arrivent chaque jour du Mexique, représentant un total de 750 personnes. "Rien que pour cette année, à la date du 31 mars, 19.605 Honduriens" ont regagné leur pays, a ajouté cette responsable.

AFP/VNA/CVN
 
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