14/11/2015 13:08
L’envoi de travailleurs à l’étranger est considéré par la province de Ninh Binh (Nord) comme une solution pour réduire la pauvreté. Pourtant, le retour au pays n’est pas évident.
>>Simco Sông Dà : les travailleurs vietnamiens seront rapatriés comme ils le souhaitent
>>L’envoi de travailleurs à l’étranger dépasse le plan annuel

Forts d’une expérience professionnelle unique, plusieurs travailleurs de la province de Ninh Binh peinent à trouver un emploi en accord avec leurs qualifications à l’issue de leurs contrats à l’étranger. Les entreprises vietnamiennes ne sont pas encore en mesure de leur offrir des conditions cadres à la hauteur de leurs attentes.

En 2006, Dinh Van Huy, domicilié dans le district de Gia Viên,  travaillait en Corée du Sud. Grâce à son activité dans le secteur mécanique, il disposait d’un revenu stable équivalent à 30 millions de dôngs par mois. Rentré au pays dès la fin de son contrat, il n’a toujours pas trouvé d’emploi correspondant à ses qualifications et rémunéré à sa juste valeur.

Trouver un emploi n’est pas chose aisée pour bon nombre de travailleurs de retour de l’étranger. Photo : Duc Hiêu/VNA/CVN

«Grâce à l’expérience que j’ai acquise, je peux travailler dans des entreprises dans ou hors du pays. Ninh Binh compte certes des entreprises spécialisées dans le domaine mécanique. Pourtant, le modeste salaire qu’elles offrent ne correspond pas à mes qualifications professionnelles», partage Dinh Van Huy. «Mon mari est reparti travailler pour la 3e fois en Corée du Sud depuis le début de l’année. Après la fin de son contrat, il voulait trouver un emploi avec un salaire convenable dans son village natal. Ses recherches n’ont pas été fructueuses. Il a donc décidé de s’expatrier à nouveau», raconte, quant à elle, Dang Thi Tham, domiciliée dans le district de Hoa Lu.

Éviter la fuite des cerveaux 

La commune de Ninh Hoà, district de Hoa Lu, est la localité comptant le plus grand nombre de travailleurs partis à l’étranger de toute la province de Ninh Binh. Selon Hoàng Van Doàn, secrétaire du Comité du Parti de Ninh Hoà environ 200 travailleurs de la commune ont actuellement des contrats à long terme à l’étranger, essentiellement en Corée du Sud, au Japon ou à Taïwan (Chine). Cette situation bénéficie à la santé financière de la commune.

Comme l’a souligné Dinh Van Huy, leur retour au pays ne se passe pourtant pas dans des conditions optimales. Un responsable du Service du travail, des invalides de guerre et des affaires sociales de la province rappelle que ces travailleurs sont hautement qualifiés et maîtrisent des langues étrangères. Leurs connaissances sont précieuses et devraient être mieux exploitées. Les entreprises de la province devraient donc mettre en place des politiques pour leur offrir un cadre adapté et ainsi éviter une fuite des cerveaux. 
              
Huong Linh/CVN

 
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Au revoir Diego Chula, un artiste talentueux et un amoureux du Vietnam