18/10/2017 15:10
Quatre mois après l'arrestation d'un ex-militant d'ultradroite, soupçonné d'avoir projeté un attentat contre des hommes politiques et des mosquées, les services antiterroristes ont interpellé mardi 17 octobre dix personnes dans son entourage.
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Dix personnes de 17 à 25 ans, soupçonnées de vouloir attaquer des hommes politiques, arrêtées dans le Sud-Est de la France et en région parisienne.
Photo : AFP/VNA/CVN

Neuf hommes, dont trois mineurs, gravitant pour la plupart dans la mouvance ultradroite, et une femme ont été arrêtés par la Sdat (Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire), en co-saisine avec la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure), dans le Sud-Est de la France et en région parisienne, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

Les dix protagonistes "étaient en lien" avec Logan Alexandre Nisin, un ancien militant de l'Action Française Provence, organisation royaliste qui avait multiplié les provocations musclées autour de Marseille et d'Aix-en-Provence avant l'été, a précisé une des sources. La femme interpellée est la mère de Nisin.

Interpellé le 28 juin à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), Nisin, 21 ans, a été mis en examen début juillet et placé en détention provisoire dans le cadre d'une enquête ouverte pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Les investigations avaient "mis en lumière un projet d'action violente aux contours imprécis : évocation d'un lieu de culte, d'un homme politique, d'un migrant, d'un trafiquant de stupéfiants", a relevé une source judiciaire.

L'affaire avait d'abord été traitée localement par le parquet d'Aix-en-Provence et la section de recherche (SR) de la gendarmerie de Marseille, avant d'être confiée à la Sous-direction antiterroriste.

Les enquêteurs cherchent désormais à établir la nature des liens entre Logan Alexandre Nisin et les personnes interpellées mardi 17 octobre, et à savoir si ces dernières avaient connaissance de son projet d'attentat, visant notamment le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner et Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat à la présidentielle de la France Insoumise, d'après une des sources proches de l'enquête.

"Jean-Luc Mélenchon n'a pas été informé et ses demandes de protection pendant les législatives ont été rejetées", a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'ex-candidat.

AFP/VNA/CVN
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