13/01/2022 11:09
L'OTAN et la Russie ont constaté mercredi 12 janvier leurs profondes divergences sur la sécurité en Europe, les Alliés exhortant le président Vladimir Poutine à retirer ses troupes des abords de l'Ukraine et à participer à des pourparlers pour éviter un conflit, lors d'une réunion du conseil OTAN - Russie à Bruxelles.

>>L'OTAN affirme chercher des moyens de dialoguer avec la Russie
>>L'OTAN montre ses muscles à la Russie avec des manœuvres géantes
 

Le secrétaire général de l'OTANtan Jen Stoltenberg lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion du conseil OTAN - Russie, le 12 janvier à Bruxelles. Photo : AFP/VNA/CVN


"La discussion n'a pas été aisée. Les échanges ont été directs sur la situation en Ukraine et des différences majeures ont été constatées sur la sécurité en Europe", a expliqué Jens Stoltenberg à l'issue d'une réunion de près de quatre heures au siège de l'Alliance avec Alexandre Grouchko, vice-ministre russe des Affaires étrangères.

"La conversation a été très franche, directe, profonde, intense, mais en même temps elle a révélé un grand nombre de divergences sur des questions fondamentales", a confirmé le vice-ministre russe lors d'un point de presse.

"Nous avons honnêtement, directement, sans détour et sans politiquement correct dit qu'une poursuite de l'aggravation de la situation pouvait avoir des conséquences très lourdes et imprévisibles pour la sécurité européenne", a martelé le diplomate russe.

Le secrétaire général de l'OTAN a estimé que les différences seraient difficiles à surmonter, et a regretté que Moscou ne s'engage pas à ce stade sur les propositions du dialogue.

"Risque de conflit armé"

 

Un soldat ukrainien patrouille dans une tranchée sur la ligne de front, le 11 janvier près de Luganske, dans la région de Donetsk. 
Photo : AFP/VNA/CVN


"Nous avons proposé d'avoir un ensemble de réunions pour traiter d'un ensemble de questions, mais la Russie n'a pas été en mesure d'agréer cette proposition, même si elle ne l'a pas rejetée", a-t-il dit.

"Le risque d'un nouveau conflit armé est réel. La sortie de crise incombe à la Russie. Elle doit s'engager dans la désescalade", a fait valoir le chef de l'OTAN.

Moscou affirme que le déploiement militaire de près de 100.000 soldats, des chars et de l'artillerie à la frontière avec l'Ukraine est une réaction à la présence jugée croissante et menaçante de l'OTAN dans ce qu'elle considère comme sa zone d'influence.

La Russie refuse par ailleurs tout élargissement de l'OTAN à des pays situés dans sa sphère d'influence, comme l'Ukraine.

C'est la première fois depuis juillet 2019 que le conseil OTAN - Russie, instance de dialogue et de consultation, se réunissait.

La crise ukrainienne avait mis en sommeil cette instance et la coopération pratique entre la Russie et l'OTAN est rompue depuis 2014, après l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par Moscou.

La mission diplomatique russe auprès de l'Alliance a été retirée en octobre après l'expulsion de huit membres de son personnel soupçonnés d'espionnage par les Occidentaux.

Mercredi les 
États-Unis étaient représentés au siège de l'OTAN par leur vice-secrétaire d'État Wendy Sherman.

Elle avait participé lundi 10 janvier à des pourparlers avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov à Genève. Mais la rencontre a été peu concluante, les Russes campant sur leurs positions.

AFP/VNA/CVN

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
GREAT, un programme australien en faveur des femmes minoritaires

Les touristes vietnamiens sont les plus optimistes d’Asie-Pacifique Commandé par Booking.com, l’indice de confiance des voyageurs, publié mercredi 22 juin, montre que le Vietnam est devenu le 2e pays le plus confiant dans la région Asie-Pacifique, avec 85% des touristes locaux déclarant avoir l’intention de voyager dans les 12 prochains mois.