25/12/2018 09:30
Des dizaines de sacs contenant des corps de victimes ont été extraits lundi 24 décembre de bâtiments démolis par le tsunami en Indonésie, tandis que les secouristes continuaient à rechercher des survivants de cette catastrophe qui a fait au moins 373 morts.

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Un enfant rescapé du tsunami boit son biberon dans un abri de fortune à Carita (province de Banten), en Indonésie, le 24 décembre. Photo: AFP/VNA/CVN


Des équipes de secouristes munis d'excavatrices et d'autres équipements lourds tentaient de dégager les débris, tandis que des milliers de personnes ont été évacuées sur les hauteurs. Certains sauveteurs travaillaient à mains nues.

Le tsunami a frappé soudainement samedi soir 22 décembre les rives du détroit de la Sonde, qui sépare les îles de Sumatra et de Java, faisant 373 morts, plus de 1.400 blessés et 128 disparus, selon le dernier bilan de l'Agence nationale de gestion des catastrophes.

Les experts mettent en garde contre le risque de nouvelles vagues mortelles dues à l'activité volcanique.

La vague, provoquée par l'éruption du volcan connu comme "l'enfant" du légendaire Krakatoa, l'Anak Krakatoa, a touché les côtes méridionales de Sumatra et l'extrémité occidentale de Java, rasant des centaines de bâtiments.

Le tsunami a laissé derrière lui un paysage de désolation: arbres déracinés, toits arrachés, morceaux de bois et détritus divers. La plage de Carita, destination touristique courue de la côte occidentale de Java, est jonchée de débris.

"L'armée et la police passent les ruines au peigne fin pour voir s'il y a d'autres victimes", a expliqué Dody Ruswandi, haut responsable de l'Agence. Les opérations de secours devraient durer une semaine.

Dans le village dévasté de Sukarame, Sunarti, 61 ans, a de l'eau jusqu'au genoux et cherche à récupérer ce qu'elle peut dans sa maison détruite en attendant l'arrivée de l'aide. "On n'a rien reçu pour l'instant", déplore-t-elle auprès de l'AFP.

 

Des maisons détruites à Sumur, sur l'Ile de Java, le 24 décembre, deux jours après le tsunami qui a frappé l'Indonésie. Photo: AFP/VNA/CVN


"Risque élevé" 

Le président indonésien Joko Widodo s'est rendu lundi 24 décembre sur place, moins de trois mois après qu'un tsunami consécutif à un séisme eut fait des milliers de morts à Palu et sa région, dans l'île indonésienne des Célèbes.

En juillet et en août, l'île de Lombok avait déjà essuyé de puissants tremblements de terre.

L'Indonésie, archipel de 17.000 îles et îlots qui s'est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique et d'éruptions volcaniques. Elle compte 127 volcans actifs.

Les tsunamis déclenchés par les éruptions volcaniques, qui provoquent un déplacement d'eau, sont relativement rares.

Mais les spécialistes estiment que l'épisode de samedi 22 décembre est dû à l'effondrement sous-marin d'une partie de l'Anak Krakatoa, et préviennent que ce phénomène peut se reproduire à présent que le volcan est déstabilisé.

"Le risque de tsunami dans le détroit de la Sonde restera élevé tant que le volcan sera dans sa phase d'activité actuelle parce qu'il est susceptible de déclencher d'autres glissements de terrain sous-marins", prévient ainsi Richard Teeuw, de l'Université de Portsmouth.

L'Anak s'était formé aux alentours de 1928 dans le cratère du célèbre Krakatoa, dont l'éruption en 1883 a fait 36.000 morts. Une immense colonne de fumée, de pierres et cendres s'était dressée dans le ciel à 20 km de hauteur, plongeant la région dans l'obscurité et déclenchant un puissant tsunami.

AFP/VNA/CVN

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