13/01/2020 08:50
Le président des États-Unis, Donald Trump, a tiré, samedi 11 janvier, à boulets rouges sur les démocrates à propos de sa destitution par la Chambre des représentants et du report de son jugement par le Sénat.
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Le président des États-Unis Donald Trump. Photo : AFP/VNA/CVN

Dans une série de tweets, M. Trump a qualifié sa destitution de "canular" partisan tout en professant son innocence et en critiquant la chef des démocrates au Congrès américain Nancy Pelosi, qui avait déclenché en septembre 2019 l'enquête ayant conduit à sa mise en accusation en décembre par la majorité démocrate de la Chambre des représentants.

"De nouveaux sondages démontrent que le Canular de Destitution (sic) totalement partisan ne mène à rien. Une large majorité veut que les démocrates Impuissants (sic) passent maintenant à autre-chose", a tweeté le président américain.

M. Trump a émis ces remarques un jour après que Mme Pelosi, qui n'a toujours pas transmis au Sénat les articles de destitution votés par la Chambre, a annoncé vendredi 10 janvier son intention de le faire, étape indispensable à la tenue du procès. "Je vais débattre avec vous de la marche à suivre lors de notre caucus démocrate de la Chambre", a-t-elle annoncé à ses collègues dans une lettre.

La pression s'intensifie sur Mme Pelosi, qui cherche à donner aux démocrates davantage de poids dans l'établissement des règles pour le procès à venir au Sénat, où les républicains disposent d'une courte majorité. Le chef de la majorité au Sénat Mitch McConnell a pour l'instant rejeté les propositions des démocrates, car il a réuni suffisamment de votes pour pouvoir procéder au procès.

La Chambre des représentants dominée par les démocrates a voté, le 18 décembre, la mise en accusation de M. Trump au motif d'"abus de pouvoir" et d'"entrave à la bonne marche du Congrès" dans l'affaire ukrainienne, des accusations que la Maison Blanche a réfutées.

Dans une plainte anonyme l'été dernier, un lanceur d'alerte avait exprimé son inquiétude quant aux interactions entre la Maison Blanche et l'Ukraine, ce qui avait résulté en l'ouverture d'une enquête en destitution contre M. Trump par les démocrates.

Le président aurait fait pression sur son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky pour le persuader d'entamer des investigations sur des adversaires politiques dont M. Trump aurait pu tirer un bénéfice politique en vue de sa réélection, et aurait tenté de couvrir ses agissements. La Constitution américaine confère le seul pouvoir de destitution à la Chambre des représentants, tandis que le Sénat est seul détenteur du pouvoir de juger une destitution.

Une condamnation éventuelle ne peut donc advenir qu'au Sénat, et nécessite la majorité des deux tiers de ses membres, soit 67 sénateurs, votant celle-ci à l'issue d'un procès en bonne et due forme. Aujourd'hui, le Sénat compte 53 républicains, 45 démocrates, et deux indépendants. Le planning du procès au Sénat dépendra pour l'essentiel des actions de la Chambre des représentants la semaine prochaine.

Les sénateurs pourraient prêter serment dès jeudi 9 janvier pour la tenue du procès, d'après la chaîne américaine d'information CNN qui cite des assistants sénatoriaux. Toutefois, le procès et les débats au Sénat ne commenceront vraisemblablement que plusieurs jours après.

Xinhua/VNA/CVN
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