06/04/2019 19:57
Donald Trump s'est rendu vendredi 5 avril à Calexico, petite ville californienne aux portes du Mexique, pour délivrer de la plus simple des manières son message contre l'immigration clandestine: les États-Unis n'ont plus de capacités d'accueil, ils sont "complets".
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Le président américain Donald Trump devant un tronçon du mur frontalier avec le Mexique, dans la ville californienne de Calexico, le 5 avril.
Photo: AFP/VNA/CVN

Les clandestins "submergent notre système d'immigration et ça ne peut plus continuer", lors d'une rencontre avec des agents de la police aux frontières, avant d'aller inspecter un tronçon du mur qu'il entend ériger entre les deux pays.

"Notre système est complet, on ne peut plus vous accepter. Notre pays est complet", a-t-il martelé. "Alors rebroussez chemin".

Donald Trump a aussi vanté les résultats de sa fermeté face à son voisin du sud dans cette ville située à quelque 300 km au sud-est de Los Angeles.

"Le Mexique, pour la première fois depuis des décennies, effectue des interpellations significatives à sa frontière sud, avant que les migrants n'entament leur long périple vers les États-Unis", s'est-il félicité.

"Le Mexique se comporte de manière absolument fantastique depuis quatre jours. Ils arrêtent tout le monde", a-t-il ajouté.

Le milliardaire républicain a toutefois de nouveau averti qu'il pourrait imposer des tarifs douaniers sur les voitures importées du Mexique en cas d'inversement de la tendance.

"S'ils continuent (à interpeller les migrants, ndlr), tout se passera bien. Sinon, nous allons taxer leurs voitures à 25%", a-t-il déclaré.

La frontière reste ouverte

Donald Trump maintient la pression sur le Mexique mais il avait fait savoir jeudi  4 avril qu'il ne mettrait pas pour l'instant en application sa menace de fermer purement et simplement la frontière. Les conséquences économiques seraient considérables pour les deux pays.

Le président américain reproche aux Mexicains de laisser les migrants originaires d'Amérique centrale - essentiellement du Honduras, du Guatemala et du Salvador - transiter sur son sol pour rejoindre les États-Unis.

Depuis 2015, il répète que la solution à l'afflux de migrants est la contruction d'un mur frontalier. Mais il se heurte au scepticisme du Congrès et a dû déclarer l'urgence nationale, une procédure exceptionnelle, pour trouver les milliards de dollars nécessaires à sa contruction.

AFP/VNA/CVN
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