03/12/2018 08:12
Un avion présidentiel. 37 heures de chapelle ardente au Capitole. Des obsèques nationales. Les États-Unis commencent plusieurs jours de cérémonies en hommage à George Herbert Walker Bush, qui présida le pays pendant la fin de la Guerre froide.
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Les drapeaux en berne à Washington, devant le Capitole, le 2 décembre.
Photo: AFP/VNA/CVN

Comme Gerald Ford (2006), Ronald Reagan (2004) ou Richard Nixon (1994) avant lui, le 41e président américain sera enterré selon le protocole des obsèques d'État, organisées avec une précision militaire par la force du Pentagone chargée de la protection de la capitale.

Le républicain George H. W. Bush avait fait savoir qu'il n'avait pas voté pour Donald Trump en 2016, mais l'actuel occupant de la Maison Blanche entend lui rendre tous les honneurs. Il a demandé à ce que le Boeing 747 présidentiel, baptisé Air Force One lorsque le président est à bord, aille chercher le cercueil au Texas pour le ramener à Washington.

Ce cercueil sera exposé en chapelle ardente sous la coupole du Capitole à partir de lundi soir 3 décembre. Une garde d'honneur veillera en permanence pendant un peu plus de 37 heures, jour et nuit.

Mercredi 5 décembre, journée de deuil national, les funérailles prendront place dans la cathédrale nationale, à Washington, comme pour John F. Kennedy ou encore l'ancien sénateur John McCain en septembre. Le président Trump sera présent.

Puis ce sera le retour chez lui, au Texas. Après un autre office funéraire à l'église épiscopalienne de St. Martin à Houston, un train emmènera le cercueil sur le campus de l'université A&M du Texas, où se trouve la bibliothèque présidentielle George Bush, derrière laquelle il sera enterré aux côtés de Barbara, son épouse décédée en avril, et de Robin, leur fille morte d'une leucémie à 3 ans.

Dernières paroles 

"Il n'était pas prêt à mourir quand Barbara est décédée", a raconté son meilleur ami James Baker, qui fut notamment son secrétaire d'État, dimanche 2 décembre sur CNN.

Le nonagénaire, qui souffrait d'une forme de la maladie de Parkinson qui le clouait dans un fauteuil roulant, avait donc voulu passer l'été dans le Maine, à Kennebunkport, selon ses habitudes. "Mais quand il est revenu à Houston, il était plus ou moins prêt à partir. Sa qualité de vie s'était beaucoup détériorée".

Vendredi matin 30 novembre, James Baker lui a rendu visite. "Où allons-nous, Bake?", lui a demandé l'ancien président. "Au ciel", lui a-t-il répondu.

"Bien, c'est là que je veux aller". Ses dernières paroles ont été pour son fils aîné, George W. Bush, joint au téléphone. "Je t'aime papa, on se verra au paradis", lui aurait-il dit, selon le récit de James Baker. "Je t'aime aussi", a répondu le père, avant de s'éteindre.

AFP/VNA/CVN
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