05/04/2018 08:57
Le président américain Donald Trump a ordonné mercredi 4 avril l'envoi de la Garde nationale à la frontière avec le Mexique pour contenir l'immigration clandestine et accroître la pression sur son voisin du Sud.
>>Donald Trump atterrit en Californie pour inspecter les prototypes de murs aux frontières
>>Mexique et États-Unis : vers plus de coopération contre le narcotrafic

Des migrants de la caravane qui devait aller jusqu'aux États-Unis, le 4 avril dans l'État mexicain d'Oaxaca.
Photo : AFP/VNA/CVN

Quelques heures plus tôt, la caravane de plus de 1.000 migrants d'Amérique centrale qui traversait le Mexique en direction des États-Unis afin d'y entrer clandestinement avait renoncé, dépassée par son ampleur.  C'est précisément un reportage sur cette caravane qui avait poussé le président septuagénaire à monter en première ligne sur ce thème ces derniers jours, salves de tweets à l'appui.

Son administration s'est immédiatement félicitée de l'abandon du projet. "Le président a été très clair sur le fait que cette caravane devait être stoppée avant d'arriver à notre frontière, ses efforts ont été couronnés de succès", a souligné le ministre de la Justice Jeff Sessions.

Annonçant l'envoi de la Garde nationale pour aider les services des gardes-frontières, Kirstjen Nielsen, secrétaire à la Sécurité intérieure, a dit espérer que le déploiement débute "immédiatement", tout en restant évasive sur la durée de la mission, son ampleur et son coût.

Corps de réserve de l'armée américaine, la Garde nationale est déjà intervenue à la frontière en 2010, sur ordre de Barack Obama, ainsi qu'en 2006-2008 sous George W. Bush. "La menace est réelle (...) Il est temps d'agir", a martelé la ministre à la Sécurité intérieure pour expliquer cette décision, mettant en exergue "des niveaux inacceptables de trafic de drogue, de gangs dangereux et d'immigration illégale (...) à notre frontière sud".

Dans l'attente du mur

Le président américain a semble-t-il pris son administration par surprise mardi 3 avril en annonçant, à l'occasion d'un déjeuner avec les dirigeants des pays baltes, qu'il souhaitait que l'armée "protège la frontière" tant que le mur qu'il a promis en campagne mais peine à faire sortir de terre n'aura pas été érigé.

Caractéristiques des prototypes du mur que souhaite construire le président américain Donald Trump sur la frontière avec le Mexique.
Photo : AFP/VNA/CVN

Partie le 25 mars de Tapachula, à la frontière du Guatemala, la caravane qui inclut des femmes, des enfants et des personnes âgées se trouve depuis le début de la semaine sur un terrain de sport à Matias Romero, au coeur d'une région montagneuse de l'État de Oaxaca (Sud).

Selon Rodrigo Abeja, l'un des leaders du groupe, 80% d'entre eux viennent du Honduras, les autres du Guatemala, du Salvador et du Nicaragua. "Notre travail va se terminer à Mexico", à déclaré Irineo Mujica, le responsable de l'ONG Peuple sans frontières qui encadrait le groupe, tout en soulignant que les personnes qui voudraient continuer jusqu'à la frontière devraient "le faire par leurs propres moyens".

L'ONG Peuple sans frontières organise depuis 2010 le même type de caravane pour dénoncer le sort des migrants qui traversent le Mexique en proie à de nombreux dangers, entre des cartels de la drogue qui les kidnappent ou les tuent et des autorités qui les rançonnent. Mais elle reconnaît avoir été dépassée par la taille de cette caravane cette année.

Sur les 1.500 qui la composaient à l'origine, un peu plus de 300 personnes ont préféré prendre le train de marchandises "La Bestia" en direction du Nord. "Il y a trop d'enfants qui voyagent, 450 environ, il y a de nombreux bébés et monter dans le train, comme on le faisait avant, serait une folie", a expliqué M. Mujica.

AFP/VNA/CVN

 
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
La VNA fête ses 75 ans, un flux incessant d’informations officielles

Le tourisme vietnamien pâtit du coronavirus Au troisième trimestre de cette année, environ 44.000 arrivées de visiteurs étrangers ont été recensées au Vietnam, soit 1% du bilan de la même période de l’an dernier, selon l’Office général des statistiques.