28/01/2020 15:12
Donald Trump dévoile mardi 28 janvier son plan de paix pour le Proche-Orient, salué comme "historique" par Israël mais qui n'a que peu de chances d'aboutir tant il est rejeté d'avance, avec force, par les Palestiniens.
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Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche le 27 janvier 2019. Photo : AFP/VNA/CVN

Après plus de deux ans de travail discret et plusieurs reports, le président des États-Unis a donné rendez-vous à 12h00 (17h00 GMT) pour son "très grand plan".

Il ne sera pas seul. Comme pour mieux souligner à quel point Washington s'est rapproché de l'État hébreu sous sa présidence, il sera flanqué, pour cette annonce solennelle depuis la Maison Blanche, du Premier ministre israélien, son "grand ami" Benjamin Netanyahu, reçu dès lundi 27 janvier dans le Bureau ovale.

L'objectif, l'ex-homme d'affaires new-yorkais qui se targue d'être un négociateur hors pair l'avait fixé en confiant à son gendre et conseiller Jared Kushner, au printemps 2017, l'épineuse tâche de concocter une proposition susceptible d'aboutir à "l'accord ultime" entre Israéliens et Palestiniens : réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué.

"Cela fait de nombreuses, nombreuses, nombreuses années, des décennies et des siècles, que l'on recherche la paix au Proche-Orient. Et ça, c'est une opportunité d'y parvenir", a-t-il réaffirmé lundi 27 janvier avec Benjamin Netanyahu.

"Je pense qu'il a une chance" de favoriser la paix, a-t-il ajouté, affichant un optimisme à toute épreuve malgré le "non" catégorique de l'Autorité palestinienne qui juge que Washington n'a plus la crédibilité nécessaire pour agir en médiateur après une série de décisions favorables à Israël.

"Déjà mort" 

Le plan Trump pour le Proche-Orient. Photo : AFP/VNA/CVN

 
"Nous pensons qu'in fine, nous aurons le soutien des Palestiniens", s'est-il même risqué à prédire, misant sur l'appui, loin d'être acquis, des autres pays arabes.

Selon de hauts responsables palestiniens, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a refusé au cours des derniers mois les offres de dialogue du président américain et juge son plan "déjà mort".

Et le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, a appelé par avance la communauté internationale à boycotter le projet, contraire selon lui au droit international.

"Ce n'est pas un plan de paix pour le Moyen-Orient", a-t-il martelé, jugeant que l'initiative visait avant tout à protéger "Trump de la destitution" et "Netanyahu de la prison".

Signe que le calendrier est délicat, à un mois de nouvelles élections en Israël où Benjamin Netanyahu est aux prises avec une inculpation pour corruption, le locataire de la Maison Blanche a aussi reçu lundi 27 janvier son principal opposant, Benny Gantz.

Mais c'est avec "Bibi" qu'il a choisi d'apparaître devant les caméras.

Et comme à chaque fois qu'il se trouve en présence de Donald Trump, le Premier ministre israélien n'a pas dissimulé son enthousiasme.

"Merci pour tout ce que vous avez fait pour Israël", a-t-il lancé, citant la ligne dure adoptée contre l'Iran, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'Etat hébreu ou encore la décision de ne plus considérer les colonies israéliennes en Cisjordanie comme "contraires au droit international" -- autant de virages diplomatiques qui ont braqué les Palestiniens.
AFP/VNA/CVN

 
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