01/12/2018 17:50
Bien qu’il soit âgé de 62 ans, le Sud-Coréen Ha Ji Won passe son temps libre à parcourir le Vietnam à pied pour apprécier sa beauté mais aussi et surtout pour venir en aide aux enfants en difficulté.
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Ha Ji Won aime découvrir le Vietnam à pied et aider les enfants en difficulté dans les lieux qu’il traverse.
Photo: CTV/CVN

Ha Ji Won habite au Vietnam depuis 12 ans et le considère comme son pays de cœur. "Bonjour, je suis Ha Ji Won, pas Hari Won!", se présente en vietnamien le directeur sud-coréen avec le sourire. En effet, Hari Won est une chanteuse sud-coréenne qui est populaire au Vietnam, surtout auprès des jeunes.

De retour de longs périples dans les provinces septentrionales de Lang Son, Cao Bang, Hà Giang, Tuyên Quang, Yên Bai et Phu Tho, ce sexagénaire affiche au compteur 3.000 km à pied à travers le Vietnam et envisage d’en effectuer encore 2.000 km.

Mieux comprendre la culture locale

En 2014, il a marché de Hô Chi Minh-Ville à la ville de Dà Nang (Centre). En 2015, de Dà Nang à Hanoï. En 2016, il s’est rendu de la province de Cà Mau (extrême-Sud) à Hô Chi Minh-Ville, et en 2017, de Hanoï à la province de Lang Son (Nord), toujours à pied.

Âgé d’une soixantaine d’années et assumant un poste de directeur dans son pays natal, Ha Ji Won a cependant décidé de découvrir le Vietnam en le traversant à pied, et ce malgré la réticence de nombreux de ses amis et ses proches.

Certains d’entre eux se sont même ouvertement opposés à cette "lubie". D’après eux, on peut tout aussi bien visiter le pays et aider les enfants en voiture ou à moto. Ha Ji Won n’en démord pas: "Marcher me permet de mieux contempler les paysages, et surtout d’être au plus près des habitants. Ainsi je peux mieux comprendre la culture locale, chose impossible si on se déplace en véhicule motorisé".

Ha Ji Won (2e à droite) avec des amis lors d’une périple à pied.
Photo: CTV/CVN

En ce qui concerne le fait de venir en aide aux enfants en difficulté, Ha Ji Won a visité en 2013 un collège de la province méridionale de Trà Vinh avec l’Association des Sud-Coréens aimant le Vietnam (VESAMO). "J’ai pu observer les difficultés des enfants sur le chemin de l’école et j’ai ressenti leur situation, cela m’a touché, partage Ha Ji Won. J’ai moi-même vécu une enfance difficile".

Avant d’ajouter que ses parents ont perdu la vie quand il n’était alors qu’un petit garçon. Vivant avec sa grande sœur, il a commencé à travailler à l’âge de 16 ans comme ouvrier. "Je désire vraiment contribuer à améliorer la vie des enfants défavorisés au Vietnam", ajoute-t-il.

D’après lui, trois à cinq mois d’entraînement physique sont nécessaires avant chaque excursion. En effet, marcher une vingtaine de kilomètres chaque jour, particulièrement sur des terrains escarpés représente vraiment une épreuve à ne pas prendre à la légère. C’est arrivé parfois qu’il se blesse en chemin mais cela ne l’a jamais découragé, au contraire.

"Faire ce qu’on aime, c’est le bonheur"

"Si on doit souffrir et faire ce que l’on n’aime pas, c’est de la torture. Par contre, si l’on ressent un peu de souffrance pour aboutir à notre rêve, c’est le bonheur!", affirme le sexagénaire. C’est pourquoi Ha Ji Won s’accorde de longues périodes de temps libres pour faire ce qu’il aime malgré un emploi du temps très chargé.

Plus Ha Ji Won se rend au Vietnam, plus il y travaille, échange avec les locaux et y fait des excursions et plus il a du mal à quitter le pays. Il a ainsi décidé de s’y installer et d’y travailler longuement. "Je me suis toujours senti à  moitié Vietnamien", confie-t-il avec le sourire.

Le philanthrope s’attaquera l’année prochaine à la région Nord-Est du pays. Il souhaite également soutenir les femmes vietnamiennes mariées à des Sud-Coréens, ainsi que les travailleurs vietnamiens en mission en République de Corée pour une meilleure adaptation et insertion dans leur pays d’accueil.
 
Mai Quynh/CVN
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