18/10/2020 15:33
La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern s’est engagée dimanche 18 octobre, au lendemain de sa victoire éclatante aux élections, à faire les réformes qu’une série de crises l’a empêchée de mener lors de son premier mandat.

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La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern rencontre les membres du Parlement, le 18 octobre, après sa réélection.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le Parti travailliste de Mme Ardern a obtenu samedi  17 octobre 49,1 des suffrages, ce qui va lui permettre d’avoir la majorité absolue au Parlement et de gouverner sans coalition.

Après avoir fait l’objet de critiques pour ne pas avoir tenu ses promesses lors de son premier mandat, notamment en matière de protection de l’environnement et sociale, Mme Ardern a déclaré être désormais en position d’effectuer des réformes.

La charismatique Première ministre a affirmé que sa victoire éclatante, la plus importante du Parti travailliste depuis 1946, signifie que d’avantage d’électeurs soutiennent son parti et son programme réformiste.

"Je pense qu’ils approuvent le travail que nous avons accompli et le projet que nous avons pour aller de l’avant, et il y a certains domaines dans lesquels nous voulons progresser", a affirmé Mme Ardern.

La quadragénaire, devenue un symbole du progressisme de centre-gauche après son élection en 2017, a reconnu que la nécessité d’apaiser les petits partis membres de sa coalition avait "ralenti" sa politique de réformes lors de son premier mandat.

Au cours de celui-ci, la dirigeante travailliste a également dû gérer la pire attaque terroriste perpétrée dans l’archipel, une éruption volcanique meurtrière, la récession la plus grave depuis plus de 30 ans, et bien sûr, le défi historique de la pandémie.

Samedi soir 17 octobre, lors du discours prononcé à l’issue de sa victoire, elle a fait part de sa volonté de s’attaquer à des problèmes tels que le changement climatique, la pauvreté et l’inégalité.

Sa principale opposante, la cheffe de file du Parti national, Judith Collins, a reconnu que les électeurs avaient donné carte blanche à Mme Ardern pour mettre en oeuvre ces changements.

Pour Mme Collins, dont le parti a obtenu 26,8 des suffrages, cela signifie également que la Première ministre ne peut plus prétendre que ses échecs politiques sont dus aux membres de sa coalition.

"Le gouvernement a le mandat pour mettre en œuvre tous ses engagements, donc ils ne peuvent plus reprocher à quelqu’un de ne pas l’avoir fait", a affirmé Mme Collins à la presse.

La campagne électorale a été axée sur le succès du gouvernement dans la lutte contre la pandémie, Mme Ardern surnommant ce scrutin d’"élections du COVID".
 

AFP/VNA/CVN

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