03/07/2017 08:38
Plusieurs favoris à terre et un sprint enlevé à Liège par l'Allemand Marcel Kittel : la deuxième étape du Tour a respecté dimanche 2 juillet un scénario conforme à la tension traditionnelle des premières journées.
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Photomontage de la 2e étape du Tour de France : du départ à l'arrivée à Liège avec la victoire de l'Allemand Marcel Kittel, le 2 juillet.
Photo : AFP/VNA/CVN

Marcel Kittel n'a pas pu compter sur son "train" habituel mais il a gagné sa dixième étape dans le Tour. En 2013 (Bastia) et 2014 (Harrogate), il avait déjà réussi une entame victorieuse dès le premier sprint massif.

Le porteur du maillot jaune, le Britannique Geraint Thomas, a conservé sa position, la première pour un Gallois dans l'histoire du Tour. Non sans se faire une grosse chaleur, malgré la pluie déferlant à ce moment de la course, tout comme les deux premiers de l'an passé, Chris Froome et Romain Bardet, ainsi que l'Australien Richie Porte, autre favori à terre.

La chute, un empilement qui a ressemblé à l'effondrement d'un château de cartes, s'est produite à une trentaine de kilomètres de l'arrivée, dans un rond-point très glissant sous la pluie.

Le coureur allemand de la Quick-Step, Marcel Kittel, vainqueur du sprint de la 2e étape à Liège, le 2 juillet.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Je ne sais pas qui est tombé en premier", a raconté Thomas. "Avec 'Froomey', on devait être dans les 10-15 premiers et plusieurs coureurs ont chuté devant nous. Il n'y avait pas d'échappatoire".

Froome perd un peu de peau

Le bilan ? "On a juste glissé, il n'y a pas de dégâts", a répondu le Gallois, volontairement rassurant. "On a juste perdu un peu de peau". Précisément au fessier côté droit pour Froome, le vainqueur sortant et favori de cette édition. Au genou droit pour Bardet qui a reconnu avoir des douleurs : "C'est normal dans une chute à 50 km/h".

Le Français, dont un coéquipier (Axel Domont) a été plus sévèrement touché, a préféré insister sur l'absence de conséquence grave d'autant qu'il a pu, comme ses rivaux, revenir quelques minutes après dans le peloton qui avait ralenti l'allure : "Une chute, ce n'est jamais une bonne nouvelle mais ça fait partie du métier, ça aurait pu être pire. Les beaux jours sont à venir, le moral est excellent".

Le Britannique Geraint Thomas toujours en jaune, le 2 juillet à Liège.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Ce sont des journées où l'on peut perdre le Tour de France", a rappelé l'Espagnol Alberto Contador qui s'en est bien tiré, tout comme le Colombien Nairo Quintana. Porte, qui a "pris un petit coup au genou" dans cette chute, ne peut qu'être d'accord avec lui.

Était-ce évitable pour les favoris ? "Il fallait être très chanceux", a rétorqué Thomas, qui a dû abandonner en mai dans le Giro à cause d'une chute provoquée par une moto de "carabiniers" mal garée. Pour tous, la pluie intermittente mais parfois violente a ajouté au stress.

Résultats et classements de la 2e étape du Tour de France 2017.
Photo : AFP/VNA/CVN
Le Tour avait auparavant quitté Düsseldorf derrière l'échappée lancée dès le baisser de drapeau par un quatuor. Cette fois, les quatre aventuriers étaient tous des néophytes enthousiastes, jeune comme Thomas Boudat (23 ans), ex-champion du monde sur piste, ou plus expérimenté, tels l'Américain Taylor Phinney (27 ans) et les trentenaires français Laurent Pichon et Yoann Offredo.

Démare : "Comme une brute"

L'avantage du quatuor a culminé à moins de quatre minutes. Phinney, fils de deux parents médaillés aux JO, et Offredo ont insisté dans les 20 derniers kilomètres. Ils n'ont été rejoints qu'à 1100 mètres de la ligne.

"On aurait pu penser que notre échappée était suicidaire et ridicule. C’était une étape de plaine avec du vent de face. Mais avec la météo changeante, la pluie, je savais qu’il y aurait des chutes et que cela pouvait nous permettre d’aller au bout", a expliqué Offredo.

Le sprint est apparu quelque peu désorganisé. "J'étais inquiet", a reconnu le manager de l'équipe de Kittel, le Belge Patrick Lefevere (Quick-Step). "Il n’y avait pas une équipe au-dessus des autres et notre train ne s’est pas mis en route. Heureusement, Marcel s'est bien débrouillé tout seul".

"Dans ce Tour, on compte beaucoup de sprinteurs et tous essayent de travailler avec leur équipe. Quand ça ne fonctionne pas, chacun cherche à garder sa position", a estimé Kittel en ajoutant avoir "de bonnes chances d'en gagner d'autres".

"Il y a eu un petit temps mort aux 300 mètres, Marcel est arrivé derrière et il a lancé comme une brute", a confirmé Arnaud Démare. Le champion de France, deuxième, a obtenu son meilleur résultat dans le Tour et s'est déclaré "confiant pour la suite".

Lundi 3 juillet, les puncheurs remplacent les sprinteurs bien que certains (Peter Sagan surtout) relèvent des deux catégories. L'arrivée, jugée du côté de la citadelle de Longwy après 212,5 kilomètres, se situe au bout d'une montée de 1.600 m qui fait saliver par avance les Belges Philippe Gilbert et Greg Van Avermaet.

AFP/VNA/CVN

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