03/07/2020 09:11
Toulouse va payer un lourd tribut à la crise du secteur aérien post-COVID, avec plus de 3.500 postes menacés, une facture qui pourrait toutefois baisser si les États européens y mettent du leur, assure l'avionneur.
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Le logo Airbus sur le siège de l'entreprise, à Saint-Martin du Touch, près de Blagnac, dans la banlieue de Toulouse, le 2 juillet. Photo : AFP/VNA/CVN

D'après le décompte communiqué jeudi 2 juillet aux syndicats en comité de groupe, outre les 3.500 postes à Toulouse, le plan social chez Airbus et sa filiale Stelia Aerospace touche aussi durement Saint-Nazaire (près de 600 emplois supprimés) et Nantes (près de 500).

Pour le patron du premier syndicat chez Airbus, Jean-François Knepper (FO), "la crise est conjoncturelle, mais le plan est structurel". Toulouse, où Airbus et ses filiales emploient quelque 25.000 salariés, "est la capitale de l'aéronautique, quand l'orage arrive, elle est plus mouillée que les autres" mais "ce n'est pas une raison pour justifier tout et n'importe quoi", a-t-il ajouté.

Selon FO, la CFE-CGC et la CFTC, les trois principaux syndicats, les suppressions de postes en France incluent 704 postes chez le fabricant d'aérostructures Stelia, filiale à 100%. Et 186 chez le constructeur ATR, une co-entreprise entre Airbus et l'italien Leonardo.

À Toulouse et sa périphérie, notamment à Blagnac, l'"Airbus City", ce sont 2.398 suppressions de postes à la production, 980 au siège, 186 chez ATR et 36 chez Stelia qui sont prévues, selon les syndicats. 

AFP/VNA/CVN

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