20/02/2019 12:53
La Première ministre britannique, Theresa May tente, une nouvelle fois, de convaincre mercredi 20 février l'UE de modifier l'accord de Brexit afin d'obtenir in extremis l'aval de son Parlement, à un peu plus d'un mois de l'échéance, malgré le refus répété de l'UE de le renégocier.
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La Première ministre britannique Theresa May et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le 7 février à Bruxelles.
Photo: AFP/VNA/CVN

Theresa May rencontrera le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, "pour faire le point" sur le Brexit, à 18h30 (17h30 GMT) à Bruxelles, a annoncé mardi 19 février l'exécutif européen.

C'est "clairement une réunion importante", a commenté mardi 19 février le porte-parole de la dirigeante conservatrice britannique.

Celle-ci "travaille dur pour obtenir des changements contraignants" au "backstop", a-t-il ajouté, faisant référence à une disposition de l'accord de divorce censé maintenir une frontière ouverte sur l'île d'Irlande après le Brexit et décriée au Royaume-Uni.

"L'UE doit travailler avec nous afin de donner au Parlement les assurances qu'il réclame", a-t-il ajouté.

Depuis le rejet massif de l'accord de divorce par les députés britanniques en janvier, Theresa May tente de rouvrir les négociations avec Bruxelles pour élaborer une nouvelle version du texte, mais elle se heurte au refus européen.

À moins de six semaines du Brexit, le 29 mars, ce blocage accroît le risque d'une sortie de l'UE sans accord, un scénario que toutes les parties disent vouloir éviter et potentiellement dévastateur pour l'économie britannique.

Dernier coup de semonce en date, le constructeur automobile Honda a annoncé mardi la fermeture de son usine anglaise de Swindon, avec 3.500 suppressions d'emplois à la clé, même s'il n'a pas officiellement lié cette décision au Brexit.

Réunion "productive"

"La Première ministre pense que si elle peut obtenir des changements relatifs au backstop (...) il y aura une majorité au Parlement pour un accord", selon son porte-parole.

La réunion de mercredi 20 février a été précédée par une rencontre lundi 18 février entre le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, et le ministre britannique du Brexit, Stephen Barclay.

Ce dernier l'a qualifiée de "productive" même si, de son côté, M. Barnier "a réitéré que les 27 ne rouvriraient pas le traité de retrait", selon le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas.

"Il n'y aura pas de réouverture de l'accord de retrait", a insisté le conseiller de M. Barnier, Stefaan De Rynck, mardi 19 février lors d'une conférence à Londres, évoquant "zéro appétit" de l'UE des 27 pour cette option.

Bruxelles est toutefois ouvert à des discussions sur la déclaration politique accompagnant le traité, un texte non contraignant traçant les contours de la future relation entre Londres et l'UE.

Le "backstop" prévoit de maintenir le Royaume-Uni dans une union douanière avec l'UE, ainsi qu'un alignement règlementaire sur l'UE plus poussé pour l'Irlande du Nord, si aucun accord sur la future relation n'a été trouvé à l'issue d'une période de transition.

Ce dispositif est rejeté par les Brexiters, aux yeux desquels il empêcherait le Royaume-Uni de rompre les liens avec l'UE. Theresa May a exposé trois solutions pour tenter de parvenir à un nouveau compromis: instaurer une date limite à son application, laisser au Royaume-Uni la possibilité d'y mettre fin unilatéralement ou le remplacer par "des arrangements alternatifs".

AFP/VNA/CVN

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