08/03/2019 23:27
La Première ministre britannique Theresa May met vendredi 8 mars la pression sur Bruxelles pour sortir de l'impasse les discussions sur le Brexit, dans l'optique du nouveau vote crucial prévu pour la semaine prochaine sur l'accord de divorce.
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La Première ministre britannique Theresa May sort du 10 Downing Street, le 6 mars à Londres. Photo: AFP/VNA/CVN

Londres n'a pas obtenu à l'heure actuelle les concessions de l'Union européenne dont le Royaume-Uni estime qu'elles pourront faire pencher la balance en faveur de ce texte, massivement rejeté en janvier par les députés britanniques.

Les discussions entre Londres et Bruxelles doivent reprendre ce week-end, a déclaré jeudi 7 mars au Parlement l'attorney général Geoffrey Cox, chargé de conseiller juridiquement le gouvernement britannique.

Theresa May aborde le sujet vendredi 8 mars à Grimsby, dans le nord-est de l'Angleterre, lors d'un discours qu'elle prononce devant des "travailleurs", a indiqué Downing Street.

"De même que les députés (britanniques) auront à faire un choix majeur la semaine prochaine, l'UE doit également faire un choix", doit déclarer la dirigeante conservatrice, selon des extraits de son discours communiqués à l'avance par ses services.

"Il est dans l'intérêt des Européens que le Royaume-Uni sorte avec un accord", doit ajouter Theresa May. "Nous travaillons avec eux, mais les décisions que l'Union européenne prendra au cours des prochains jours auront un impact important sur le résultat du vote".

Selon Downing Street, Theresa May dira également que son gouvernement reste "déterminé" à obtenir des "changements légalement contraignants" sur le passage de l'accord de divorce concernant le "filet de sécurité" irlandais, un dispositif de dernier recours imaginé pour éviter le retour à une frontière dure entre la République d'Irlande, membre de l'UE, et l'Irlande du Nord, une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni.

Mais les Européens ont exclu à maintes reprises de renégocier cet accord entériné par les 27 et Theresa May en novembre 2018. En visite jeudi 7 mars au Royaume-Uni, la ministre française chargée des Affaires européennes Nathalie Loiseau a estimé que cet accord était le "meilleur et seul accord possible" et qu'il n'était "pas question de (le) rouvrir ou de renégocier". "Arrêtons de faire une fixation sur les conditions de notre séparation, travaillons à (...) la relation future", a-t-elle déclaré. La ministre a également indiqué que l'UE était disposée à "réfléchir" à des "clarifications", mais attendait aussi des "propositions" de la part de Londres.

Si les députés britanniques rejettent mardi 5 mars l'accord de retrait, Theresa May leur demandera le lendemain s'ils veulent quitter l'UE sans accord. S'ils rejettent un "no deal", elle leur soumettra jeudi 14 mars une proposition de report "limité" du Brexit, prévu le 29 mars.

AFP/VNA/CVN

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