16/06/2020 12:02
L'US Open de tennis, dont la tenue est menacée par le coronavirus, devrait néanmoins se dérouler comme prévu à New York du 31 août au 13 septembre, à huis clos, sous réserve du feu vert des autorités gouvernementales, rapportent lundi 15 juin plusieurs médias.
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Le prestigieux court central Arthur Ashe, théâtre des matches de l'US Open à Flushing Meadows, le 5 septembre 2019 à New York.
Photo : AFP/VNA/CVN

Attendue lundi 15 juin, la décision de maintenir ou non le tournoi du Grand Chelem aux mêmes lieu et dates, ne devrait être communiquée qu'en milieu de semaine par la Fédération américaine (USTA), affirme le New York Times, citant des sources officielles sous couvert d'anonymat.

En attendant, selon ESPN et Forbes, l'USTA a vu son plan approuvé par les circuits masculin ATP et féminin WTA, qui ont mis à l'arrêt leur saison jusqu'à fin juillet.

L'idée est de supprimer les qualifications en simple et de réduire le tableau de doubles de 64 paires à 24.

En outre, le Masters 1000 de Cincinnati (16-23 août) serait déplacé à Flushing Meadows, pour l'enchaîner avec l'US Open. Ce qui constituerait un "double header" inédit, long de presque un mois, afin de concentrer les joueurs à New York sans les faire voyager.

"Nous pensons que c'est un bon plan pour le sport et pour l'économie du tennis", avait plaidé Eric Butorac, directeur des relations avec les joueurs de l'USTA, la semaine dernière.

Et pour cause : son instance vient d'engager un plan économique ayant abouti au licenciement de 110 employés. Une annulation de l'US Open aggraverait inévitablement sa situation étant donné que sur ses 485 millions d'USD de chiffres d'affaire annuel, 400 ont été générés l'an passé par ce seul évènement grâce aux sponsors, aux diffuseurs et à la billetterie.

Doutes chez les joueurs 

Le maintien de l'US Open suscite néanmoins des réserves chez de nombreux joueurs, qui devraient pour la plupart observer une quatorzaine à leur arrivée et se verraient tous confinés dans des hôtels près de l'aéroport John Fitzgerald Kennedy.

En outre, au cœur de la ville qui a été la plus affectée par la pandémie aux États-Unis, ils ne pourraient être accompagnés que par un membre de leur entourage.

Le N°1 mondial Novak Djokovic, lors de la dernière édition de l'US Open, le 9 septembre 2018, n'entend pas y retouner si la situation reste en l'état.
Photo : AFP/VNA/CVN
"Des conditions extrêmes", a déploré la semaine passée le numéro un mondial Novak Djokovic, qui a estimé "impossible" de s'y rendre dans son staff complet, entraîneur, préparateur, physiothérapeute.

Dans son sillage, Dominic Thiem, Alexander Zverev, Grigor Dimitrov ont aussi exprimé leurs réticences à participer au tournoi.

Si Roger Federer, qui a tiré un trait sur 2020 après avoir été réopéré du genou droit, se tient à l'écart des débats, l'autre poids lourd du circuit, Rafael Nadal, n'a pas caché non plus ses réticences.

"Si vous me disiez d'aller jouer l'US Open aujourd'hui, je vous dirais non", a-t-il tranché début juin, ajoutant qu'"on ne peut pas reprendre tant que la situation n'est pas entièrement sûre".

Reste à savoir désormais quel sera leur choix si l'US Open est maintenu. À New York, l'Espagnol peut remporter son 20e Grand Chelem et ainsi rejoindre Federer, quant à Djokovic, il peut s'approcher avec un potentiel 18e titre.

Sans compter que juste derrière, les attend Roland Garros (20 septembre-4 octobre). Avec ce que cela supposerait de paramètres à gérer, fatigue, vol transatlantique, changement de surface.

AFP/VNA/CVN
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