22/09/2020 09:34
Deux semaines après sa disqualification à l'US Open, la machine à gagner Djokovic est repartie de plus belle en décrochant un cinquième Masters 1000 de Rome, à moins d'une semaine de Roland-Garros.
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Novak Djokovic et son trophée de Rome Master, le 21 septembre en Italie.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le N°1 mondial décroche un 36e titre en Masters 1000, un record, dépassant ainsi désormais Rafael Nadal (35). Et ce moins d'un mois après avoir déjà conquis celui de Cincinnati, délocalisé à New York. Simona Halep, autre grande favorite attendue sur la terre battue parisienne, s'est également préparée de la plus belle des façons en s'imposant pour la première fois à Rome, après deux finales perdues en 2017 et 2018. Elle a profité de l'abandon au second set, sur blessure, de la tenante du titre, la Tchèque Karolina Pliskova.

Malgré l'absence de Nadal cette année contre lui en finale, Djokovic se méfiait de Diego Schwartzman (15e joueur mondial), tombeur de l'Espagnol en quarts de finale. L'Argentin, après être resté plus trois heures sur le court dimanche soir 20 septembre pour les demi-finales, avait toutefois moins de jambes lors de cette finale disputée sous une pluie fine.

Et malgré un début canon (3-0, en prenant deux fois le service d'un Djokovic agacé et imprécis), Schwartzman, pour sa première finale en Masters 1000, n'a rien pu faire face au N°1 mondial, certes loin de son meilleur tennis mais toujours aussi efficace dans les moments décisifs (7-5, 6-3).

Première depuis 2015

Avec cette victoire, "Djoko" signe sa cinquième victoire à Rome (en dix finales), mais la première depuis 2015, lui qui restait sur trois finales perdues (2016, 2017 et 2019). "Même si je n'ai pas joué mon meilleur tennis, je suis satisfait", a lancé lors de la remise des prix "Nole", qui aura réussi son retour sur terre battue au sortir de la saison sur dur ponctuée du titre à Cincinnati mais aussi de sa disqualification à l'US Open, son unique défaite en 2020.

Pour Roland-Garros, le "favori N°1" reste Nadal, a-t-il jugé en conférence de presse. Même si "Diego (Schwartzman) a montré qu'il pouvait être battu sur terre battue" et que les conditions attendues à Paris - humidité notamment - ne sont pas les préférées de l'Espagnol. Schwartzman, qui vient de rencontrer les deux premiers mondiaux, se refuse pour le moment à désigner un favori pour le Grand Chelem parisien : "Novak arrive en pleine confiance, mais Rafa est le roi, c'est sa maison. C'est vraiment une question difficile".

Simona Halep, elle, met le cap sur Roland-Garros "sans pression, en souriant", mais avec une vraie étiquette de favorite après sa victoire à Rome. Elle avait déjà été sacrée à Paris en 2018. Karolina Pliskova n'a pas vraiment pu défendre son titre en raison d'une douleur à la cuisse. "Ça a empiré jour après jour. Ce matin, je me suis même demandée si j'allais jouer, mais vous voulez toujours essayer", a expliqué la Tchèque, qui "espère" être rétablie pour Roland-Garros. Balayée 6-0 au premier set, elle semblait pourtant se reprendre dans le second et venait même de remporter son premier jeu quand elle s'est dirigée vers Halep pour signifier la fin du match (6-0, 2-1).

Après deux finales perdues en 2017 et 2018, Halep s'impose pour la première fois sur la terre battue romaine et remporte son troisième tournoi consécutif après Dubaï et Prague, à moins d'une semaine du coup d'envoi de Roland-Garros, exceptionnellement déplacé en automne pour cause de pandémie de coronavirus. La Roumaine signe au passage sa 14e victoire consécutive. Cette série avait débuté avant l'interruption des compétitions pour cause de coronavirus avec son titre à Dubaï en février et s'est poursuivie à la reprise avec son succès à Prague en août et maintenant à Rome.

"Le tournoi s'est bien passé, et dans ces conditions ce n'est pas facile. On s'est senti vraiment en sûreté et vraiment bien sur les courts et en dehors, même si nous sommes restés souvent dans nos chambres. On fait avec, car nous aimons jouer des tournois", a-t-elle souligné.  À cause du coronavirus, les joueurs et les joueuses avaient obligation de rester à leur hôtel, quand ils n'étaient pas au stade. Une vie sous "bulle" que le retour des spectateurs depuis dimanche - dans une limite de 1.000 maximum - a un peu animée, avant de retrouver des spectateurs plus nombreux encore à Paris.

AFP/VNA/CVN

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