02/08/2018 10:32
Des groupes opposants dans le Nord-Ouest de la Syrie ont annoncé mercredi 1er août la formation d'une nouvelle coalition, alors que le président Bachar al-Assad avait récemment mis en garde que la province d'Idleb était sa nouvelle priorité.

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Des groupes rebelles dans le Nord-Ouest de la Syrie ont annoncé le 1er août la formation d'une nouvelle coalition. Photo: AFP/VNA/CVN


Située près de la frontière turque dans le nord-ouest syrien, la province d'Idleb est dominée par l'organisation jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), formée par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda.

La région accueille également une multitude de groupes opposants, puisque c'est là que sont envoyés les combattants insurgés des autres régions de Syrie à mesure qu'elles sont reconquises par le pouvoir de Damas.

Le "Front national de libération" a été formé pour regrouper le Front syrien de libération -coalition qui regroupe déjà les deux poids lourds Ahrar al-Cham et Noureddine al-Zinki- et quatre autres factions opposantes.

L'annonce a été faite mercredi 1er août par le Front syrien de libération sur sa chaîne télégram.

La nouvelle coalition comprend par ailleurs le puissant groupe rebelle Jaich al-Ahrar, influent dans la province d'Idleb, et qui par le passé avait tissé des alliances avec Hayat Tahrir al-Cham.

 

"La Turquie cimente encore un peu plus son influence à Idleb, au moment où les groupes armés de l'opposition -à l'exception de HTS- cherchent à dissuader Damas", a réagi sur son compte twitter l'expert sur la Syrie Charles Lister.

Lors d'un entretien à la presse russe, le président Assad a récemment affirmé que la province d'Idleb était "désormais (son) but, mais pas le seul".

Mais les régions syriennes à la frontière avec la Turquie sont souvent considérés par les experts comme des zones d'influence d'Ankara, qui appuie plusieurs groupes rebelles dans les provinces d'Idleb ou d'Alep (Nord) et y a déployé des postes d'observation.

Moscou, allié indéffectible du de Damas, a temporisé mardi 31 juillet la possibilité d'une offensive contre Idleb.

"Il n'est pas question et il ne peut pas être question pour le moment d'une offensive d'ampleur à Idleb", a affirmé l'émissaire russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev.

Le chef de l'opposition syrienne en exil, Nasr al-Hariri, avait également exclu une offensive gouvernementale contre Idleb, lors d'un récent entretien avec l'AFP.


AFP/VNA/CVN

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