15/10/2018 11:29
Les jihadistes sont restés dans une zone qu'ils devaient évacuer avant lundi matin 15 octobre, où ils comptent poursuivre le combat, fragilisant ainsi l'accord russo-turc.
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Des opposants syriens sur une de leurs positions face aux forces du gouvernement dans la province d'Alep, voisine de celle d'Idleb le 14 octobre.
Photo: AFP/VNA/CVN

Majoritaires dans cette province du Nord-Ouest du pays, les jihadistes occupaient toujours une zone, devant être démilitarisée, après la date-limite de dimanche soir 14 octobre prévue pour leur départ par ce plan russo-turc.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), aucun retrait visible n'a été constaté dimanche 14 octobre avant minuit, malgré l'accord négocié en ce sens entre la Russie et la Turquie.

Les jihadistes avaient d'ailleurs clairement annoncé leurs intentions, quelques heures avant la limite prévue pour leur retrait: "Nous n'abandonnerons pas le choix du jihad", a écrit dans un communiqué Hayat Tahrir al-Cham (HTS), principale alliance jihadiste à Idleb et issue de l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda. "Nous n'abandonnerons pas nos armes", a-t-il affirmé.

HTS ne dit toutefois pas clairement s'il rejette l'accord russo-turc conclu le 17 septembre à Sotchi.

Dans une référence implicite à la Turquie, le groupe jihadiste indique "apprécier les efforts de tous ceux qui luttent à l'intérieur de la Syrie et à l'extérieur pour protéger les zones libérées et empêcher leur destruction".

Violations de l'accord

L'accord russo-turc prévoit une zone démilitarisée pour séparer les territoires du gouvernement Assad de ceux encore tenus par les opposants et jihadistes, évitant ainsi un assaut et une possible catastrophe humanitaire à Idleb.

HTS a "essayé de gagner du temps en évitant de refuser explicitement et d'accepter l'accord", a décrypté Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

Mais Sam Heller, analyste à l'International Crisis Group (ICG), a tweeté que l'annonce de HTS apparaissait comme un "accord tacite du plan de Sotchi".

Le Front national de libération, principal groupe opposant, l'a officiellement endossé et a affirmé avoir totalement retiré ses armes lourdes mercredi dernier 10 octobre, selon la date butoir établie.

Mais samedi soir 13 octobre, plusieurs tirs de mortier venant de la zone tampon ont visé une position militaire à Jourine, dans le nord de la province voisine de Hama, tuant deux soldats, ainsi que des secteurs dans celle d'Alep, selon l'OSDH.

L'ONG n'a pas été en mesure de préciser si les tirs avaient été effectués par des opposants ou par des jihadistes.

"Il s'agit de la première violation claire de l'accord depuis le retrait des armes lourdes. Cette zone est censée être débarrassée des obus de mortier", a déclaré Rami Abdel Rahmane.

AFP/VNA/CVN

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