02/01/2020 09:04
Au moins huit civils, dont quatre enfants, ont été tués mercredi, 1er janvier, en Syrie dans des tirs de missiles du régime ayant touché une école d'Idleb, province dominée par des jihadistes dans le Nord-Ouest du pays, a rapporté une ONG.
>>Syrie : la lutte anti-terrorisme à Idleb est la priorité du gouvernement
>>Dans le Nord-Ouest syrien, la culture de champignons pour remplacer la viande


Un homme inspecte un missile tiré par le gouvernement syrien et tombé dans un champ près de Sarmine dans le Nord-Ouest syrien, le 1er janvier 2020.
Photo : AFP/VNA/CVN


Malgré une trêve annoncée en août, la région d'Idleb connaît un regain de violence depuis plusieurs semaines avec des combats opposant les forces gouvernementales aux jihadistes et aux rebelles.

Mercredi, des tirs de missiles sol-sol du régime ont visé la localité de Sarmine, dans l'est de la province d'Idleb, touchant une école et ses environs, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Huit civils ont été tués, dont deux femmes et quatre enfants, selon un nouveau bilan fourni par le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Selon lui, une partie de l'école avait été aménagée pour accueillir des familles de déplacés.

Le pilonnage a fait 16 blessés, dont certains dans un état critique, selon M. Abdel Rahmane.

Rien qu'en décembre, quelque 284.000 personnes ont été déplacées par les bombardements et les combats notamment dans le sud de la province d'Idleb, selon l'ONU.

Face à l'afflux de déplacés, "des bâtiments publics comme des mosquées, des garages, des salles de mariage et des écoles sont utilisés pour accueillir les familles", a récemment indiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

Le gouvernement se dit déterminé à reconquérir la région d'Idleb, dominée par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) et qui accueille aussi des groupes rebelles.

Entre fin avril et fin août, le régime, épaulé par l'aviation russe, avait déjà intensifié ses bombardements. Les violences avaient tué près d'un millier de civils dans le secteur, selon l'OSDH.

L'année 2019 a été la moins meurtrière depuis le début de la guerre, selon l'OSDH, qui a rapporté la mort de 11.215 personnes au cours des douze mois écoulés.
AFP/VNA/CVN

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
D Free Book et son message de partage des connaissances

COVID-19 : Quang Nam, une destination sûre et conviviale Jusqu'à présent, il n'y a eu aucun cas de COVID-19 dans la province centrale de Quang Nam. Par conséquent, toutes les activités touristiques dans cette locailité se déroulent toujours normalement. C’est ce qu’a déclaré mercredi 19 février le président du Comité populaire provincial Lê Tri Thanh.