29/09/2019 17:59
De la créativité, une réelle capacité à collecter des fonds… Apparemment, il n’en faut pas davantage pour créer une start-up… Apparemment seulement, car c’est plus difficile qu’il n’y paraît de prime abord. Rencontre avec deux des jeunes entrepreneurs du Sud pour mieux comprendre ce que sont leurs besoins.

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Le café bio de Nguyên Thi Kim Anh.
Photo : SZ/CVN

Nguyên Thi Kim Anh est étudiante en finance à l’Université de Cân Tho. Issue d’une famille de producteurs de café de la province de Dak Nông, elle a tout naturellement songé à créer sa propre marque de café bio. Il y a un an encore, les cinq hectares de caféiers que possédaient ses parents n’étaient que peu rentables, eu égard au fait que les prix étaient fixés par les grossistes. Mais maintenant, la jeune femme a repris les choses en main. Elle gère désormais  un réseau de douze boutiques en ligne, auquel s’ajoutent pas moins de quatre bureaux de représentation dans le delta du Mékong, dans la province de Dak Nông et à Hô Chi Minh-Ville. 


"Je souhaite trouver quelqu’un prêt à investir dans les produits bio, et notamment dans le café bio. C’est ça qu’il me faudrait!", nous explique Kim Anh. 

Eh bien souhaitons-lui de trouver la personne idoine, ce qui ne saurait tarder, et intéressons-nous à Lê Ngoc Ly, qui a créé dans la province de Tiên Giang, une entreprise d’assistance aux conducteurs de véhicules motorisés. Bien que nouvellement créée - il y a cinq mois -, Vietsol-Vietcare dispose déjà de deux cents points de secours dans la province. D’autres points seront prochainement ouverts dans d’autres provinces du delta du Mékong. Il faut dire que l’entreprise peut compter sur de solides investissements sud-coréens : autant dire qu’elle démarre sous de bons auspices.

"Je suis tout simplement partie de mes propres expériences de conductrice de scooter… Il y a les pannes d’essence, les problèmes de moteurs, les clés perdues… C’est comme ça que j’ai pensé à créer une sorte d’hôpital pour les véhicules motorisés", nous raconte Lê Ngoc Ly.   

Un plan de production détaillé et logique, un personnel motivé, un produit innovant… 
À en croire les jeunes entrepreneurs, c’est ainsi que fonctionne l’univers des start-up. Et les deux exemples précités tendent à le confirmer…

Viên Tuân Thanh, le directeur du Centre d’aide aux étudiants de la ville de Cân Tho, estime quant à lui que la création d’une entreprise ou d’un label n’est qu’un début. Son centre organise régulièrement des rencontres entre start-up et investisseurs, l’idée étant de permettre aux premières de profiter des expériences accumulées par les seconds.   

"Je souhaite que les start-up et les investisseurs tissent des liens de proximité en vue d’une meilleure compréhension mutuelle", nous dit-il.

"Tisser des liens"… Il semble bien que ces trois petits mots soient la clé du succès pour les jeunes désireux de se lancer dans l’aventure des start-up, que d’aucuns appellent "jeunes pousses" : tout un programme…


VOV/VNA/CVN

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