22/06/2014 14:32
Depuis toujours, les habitants de l’ethnie H’Mông mènent une vie nomade, ce qui pose des difficultés aux autorités locales notamment au niveau de la gestion de la population. Des solutions pour les sédentariser sont actuellement mises en place.

Ces dernières années, le district de Muong Nhé, province septentrionale de Diên Biên, est devenu une plaque tournante de la migration libre. «Les migrants sont de plus en plus nombreux causant des difficultés aux autorités locales dans la gestion de la population», précise Lo Van Nam, du Comité de pilotage du projet 79 sur l’arrangement et la stabilité de la population, le développement socioéconomique et la garantie de la défense et de la sécurité du district de Muong Nhé d’ici 2015.

Après un an, le projet 79 a permis de sédentariser 500 foyers sur 900 du district de Muong Nhe dans de nouveaux hameaux. Trong Duc/VNA/CVN


Le hameau de Cà Nà Pa, commune de Leng Su Sin, comptait avant 2007 des dizaines de foyers. La terre cultivée sylvicole était alors suffisante pour la production des habitants locaux. Problème : ces dernières années, Cà Nà Pa a vu son nombre de résidents augmenter, atteignant le nombre de 300 foyers essentiellement des H’Mông venus d’autres localités avoisinantes, provoquant par la même une surcharge et ainsi une pénurie de terres cultivables.

Aides de l’État pour le logement et l’agriculture

Vàng Van Minh et sa famille font partie de ces nouveaux habitants. Installés depuis 2010 dans le hameau de Cà Nà Pa, malgré des conditions de vie difficiles, ils ne bénéficient pas d’aides du programme 167 sur l’assistance aux foyers pauvres en termes de logement. Ce non versement d’aides touche tous les autres migrants habitants des maisons provisoires, en raison de leur absence d’état civil. Leurs enfants ne reçoivent non plus d’aides pour leurs études. Si la famille se sédentarise dans un nouveau hameau dans le cadre du projet 79, approuvé par le gouvernement, elle pourra bénéficier d’aides étatiques en ce qui concerne le logement et l’agriculture. «À cause du manque de terres, ma famille doit acheter de la terre cultivable aux ethnies Hà Nhi. Sans état civil, ma famille ne perçoit aucune aide étatique», raconte Vàng Van Minh.

Autre commune, autre témoignage. «Les conditions de vie de ma famille sont assez stables. Malgré des aides de l’État dans la construction de maisons, d’ouvrages hydrauliques..., beaucoup d’habitants dans ce hameau rencontrent encore des difficultés en raison du manque de terres cultivables», confie Vu Chung Khua, chef du hameau Nâm Pô 3, commune de Muong Nhe.

En dehors des problèmes nés de la migration et relatifs à l’ordre social, les migrants n’ont pas de liaisons à long terme avec la communauté locale, mettant ainsi en péril la stabilité politique et la sécurité frontalière. Selon Trân Duc Long, secrétaire adjoint du Comité du Parti de la commune de Chung Chai, district de Muong Nhé, le nombre de migrants à Chung Chai est plus élevé que celui d’habitants locaux, ce qui cause des difficultés dans la gestion de la population.

500 foyers sédentarisés

La mise en place du projet 79, ayant pour objectif de stabiliser la vie des habitants avant la vague de migration libre, permet au district de Muong Nhé de mettre l’accent sur des activités de communication et de mobilisation des habitants. De nouveaux hameaux ont été créés, permettant d’accueillir les premiers foyers venus d’autres localités. Chaque foyer de ce genre bénéficie d’une somme de 26 millions de dôngs de l’État allouée à la construction de maisons en dur. En dehors des aides pour la construction d’habitations, les migrants disposeront de rizières, de jardins ou encore d’un lopin de terre réservée à l’agriculture de plantes industrielles. Ainsi, plusieurs modèles de développement économique, réalisés pour le moment à l’échelle locale, sont nés, à l’image de cours de formation sur le modèle «Jardinage, pisciculture et élevage», organisés à l’intention des foyers.

Un an après sa mise en œuvre, le projet 79 a permis de sédentariser 500 foyers sur 900 dans de nouveaux hameaux. Pourtant, selon Lê Thanh Dô, vice-président du Comité populaire de la province de Diên Biên, secrétaire du Comité du Parti du district de Muong Nhé, les résultats du projet demeurent perfectibles. Pour diverses raisons, il y a des difficultés concernant l’investissement dans des matériaux de base, la gestion et la réquisition de terres.

Huong Linh/CVN

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