01/08/2019 09:15
Le procès du président soudanais destitué Omar el-Béchir s'ouvrira le 17 août, l'ancien chef de l’État inculpé de corruption n'ayant pas comparu mercredi 31 juillet à sa première audience, a indiqué un de ses avocats.

>>Soudan: el Bachir désigne un nouveau Premier ministre
>>Soudan: Béchir décrète l'état d'urgence et limoge le gouvernement
 

Le président déchu Omar el-Béchir lors d'un discours à la Nation soudanaise, le 22 février à Khartoum. Photo: AFP/VNA/CVN


"Aujourd'hui, c'était la première audience de son procès, mais les autorités n'ont pas été en mesure de l'amener pour des raisons de sécurité. Le juge nous a donc informés que le procès s'ouvrira le 17 août", a déclaré Me Hicham al-Gaaly.

Pour Ahmed Ibrahim al-Tahir, un autre de ses avocats, le procès n'a "aucun fond politique".

"C'est une affaire purement pénale avec des accusations infondées", a-t-il affirmé.

Le 16 juin, un procureur a lu l'acte d'accusation contre l'ex-président, lors de sa première apparition publique depuis sa destitution par l'armée le 11 avril.

Détenu depuis, M. Béchir a notamment été accusé de "possession illégale de devises étrangères", d'avoir "acquis des richesses de façon suspecte et illégale", selon le parquet.

Selon Me Tahir, l'une des accusations porte sur une somme de sept millions d'euros fournis "par un donateur, et qui n'ont pas été inclus dans le budget de l'
État".

Fin avril, le chef du Conseil militaire de transition au pouvoir, le général Abdel Fattah al-Burhane, avait affirmé que l'équivalent de plus de 113 millions de dollars avaient été saisis en liquide dans la résidence d'Omar el-Béchir à Khartoum.

Il avait indiqué que des membres de la police, de l'armée et des agents de sécurité avaient trouvé 7 millions d'euros, 350.000 dollars et 5 milliards de livres soudanaises (93 millions d'euros) lors de cette fouille.

Porté au pouvoir par un coup d'État en 1989, M. Béchir a été destitué et arrêté par l'armée le 11 avril à Khartoum, sous la pression d'un mouvement de contestation inédit déclenché en décembre par le triplement du prix du pain.


AFP/VNA/CVN

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
L’empreinte de l’AUF en Asie-Pacifique après 25 ans