27/06/2019 09:24
Ottawa cherchait mercredi 26 juin à déterminer l'origine des faux certificats vétérinaires qui ont entraîné la suspension temporaire par la Chine des importations de viande canadienne, nouveau développement majeur d'une crise sans précédent entre les deux pays.
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Drapeaux de la Chine et au Canada. Photo: Archives AFP/VNA/CVN

"Il y a des certificats non-authentiques en jeu et nous prenons la chose très au sérieux", a assuré mercredi 26 juin à Toronto le ministre du Commerce, Jim Carr, qui soupçonne une fraude pour introduire en contrebande de la viande en Chine. "Quelqu'un essaie d'utiliser l'appellation canadienne pour introduire des produits sur le marché chinois", a-t-il estimé. "Nous ne savons pas d'où ce produit provient. Il va falloir que quelqu'un prouve qu'il y a un souci avec ce produit et qu'il provient du Canada."

"Il faut trouver d'où provient cette viande et qui est l'auteur de ce crime", a abondé la ministre de l'Agriculture, Marie-Claude Bibeau, dans une interview à Radio-Canada. "Le système qui a été touché, c'est vraiment le système qui est spécifique à l'exportation des viandes en Chine, alors les autres produits agricoles canadiens en Chine ou dans les autres pays ne sont absolument pas touchés par ce problème", a-t-elle assuré.

La veille, l'ambassade de Chine à Ottawa avait provoqué la stupeur et l'inquiétude des éleveurs canadiens en demandant au gouvernement de Justin Trudeau de suspendre immédiatement, et sine die, toutes les exportations de viande vers son territoire. Motif invoqué: la découverte de près de 190 faux certificats d'exportation accompagnant une cargaison de viande de porc d'une société canadienne.

Cette cargaison avait été interceptée mi-juin par les douaniers chinois, qui assuraient y avoir trouvé des traces de ractopamine, un additif alimentaire encore utilisé aux États-Unis mais interdit en Chine comme dans l'Union européenne. Dès mardi 25 juin, Ottawa avait confirmé l'existence de faux certificats, un phénomène "rare" mais "pas sans précédent" selon M. Carr. L'Agence canadienne d'inspection des aliments a lancé une enquête.

La Chine et le Canada traversent une grave crise depuis l'arrestation le 1er décembre à Vancouver d'une dirigeante du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, à la demande des États-Unis. La justice américaine veut la juger pour avoir contourné les sanctions américaines visant l'Iran.

Depuis cette arrestation, les autorités chinoises ont arrêté deux Canadiens qu'elles soupçonnent d'espionnage, et en ont condamné à mort deux autres pour trafic de drogue. Pékin assure que ces mesures sont sans lien avec l'affaire Huawei. La Chine a également bloqué les importations des deux principaux producteurs canadiens de colza, arguant y avoir trouvé des "nuisibles".

AFP/VNA/CVN


 

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